La nouvelle naissance

 

Maintenant, nous allons étudier un aspect de la nouvelle naissance.

Voici notre verset de base ci-dessous.

 

Jean: 3 v 5

“Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis , si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ”

 

La nouvelle naissance est l’expérience la plus extraordinaire qui puisse arriver à un être humain, lorsqu'il vit sur cette terre. C'est une recréation spirituelle au niveau de l’esprit humain, mais selon Dieu; c’est une oeuvre naturelle venant de Sa nature Divine. Un passage de la mort à la vie, une assurance de notre futur, une communion avec Dieu qui s'ouvre devant nous.

Regardons comment les Ecritures qualifient la véritable naissance:

C'est une Naissance Spirituelle Immédiate ! Car ce qui est spirituel est plus vrai et réel que ce qui est physique.


Jean: 3 v 5
“Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis , si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. ”

Ici, Jésus emploie le verbe "naître". Le dictionnaire français "Le petit Larousse illustré" nous donne de ce verbe la définition suivante : 'Venir au monde, commencer à exister, à se manifester. En fait, le jour où nous sommes nés, nous avons commencé à exister dans ce monde et pour les gens de ce monde.

La Véritable Naissance, ou comme on pourrait le dire la deuxième naissance, c'est venir à l'existence, ou exister pour le royaume de Dieu (remarquez que je n'ai pas dit que Dieu ne nous connaissait pas, mais je veux dire que nous n'avions pas de communion avec Lui). Dieu, à notre nouvelle naissance, communique Sa vie « zoé » divine dans notre esprit, Il nous fait passer de la mort spirituelle à la vie spirituelle.

La nouvelle naissance est quelque chose qui se passe instantanément. Votre approche de Dieu a pu être lente, mais à un certain moment il s'est produit quelque chose.

C'est la proclamation de votre acquittement devant le Tribunal Divin.

Lorsque vous vous présentez devant Dieu en tant que pécheur, pour Lui demander de vous sauver, voilà ce qui se passe dans le Ciel, dans la Cour Suprême de l'univers, là où Dieu trône: Vous venez devant Dieu le Père, vous êtes honteux de votre péché, le Père vous voit comme un fils du diable que vous êtes, implorant Son pardon. Vous êtes coupable et vous êtes digne de mort. Votre juste châtiment est l'enfer, vous êtes dans l'état du condamné à mort, en vous-même vous savez que vous ne pouvez pas vous sortir de cette situation, mais vous demandez le secours de Dieu.

C'est alors que Jésus se présente devant le Père et qu'Il plaide votre cause, Il est votre défenseur. C’est Lui notre avocat par excellence.

Hébreux: 7 v 25
“C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. ”

Il est là, à la droite de Dieu, avec Son sang, pour plaider votre cause comme un avocat viendrait plaider pour vous dans un tribunal. Jésus dit au Père, en présentant Son sang: "Père, voici Mon sang, J'ai payé pour racheter ce pécheur."

Le Père vous regarde et proclame, en déchirant l'acte qui était retenu contre vous et sur lequel étaient marqués tous vos péchés.

Colossiens: 2 v 14
“il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix; ”

Devant tous les témoins du monde spirituel, devant les anges et même le diable et les démons, tous vont savoir que vous avez été lavé par le sang de Jésus et que Dieu maintenant ne retient aucune charge contre vous ; c’est pourquoi Paul déclare dans qu’il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ.

Romains: 8 v 1
“Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. ”

C'est alors que le Saint-Esprit intervient, Il approuve votre acquittement, et souffle dans votre esprit pour faire de vous une nouvelle créature, car vous en avez le droit légal. 

Nous sommes acquittés par le Grand Juge de la Cour Suprême de l'Univers. Il n'est pas étonnant que Paul se soit écrié de la sorte:

Romains: 8 v 33-34
“Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! ...”

Vous n'êtes plus condamné depuis ce jour glorieux.

Il est triste de voir combien de chrétiens sincères, qui sont réellement nés de nouveau, vivent dans une conscience constante du péché. Déclarez avec votre bouche que vous n'êtes plus condamné, et n'acceptez jamais de vous laisser condamner à nouveau, ni par le diable, ni par les hommes.

Romains: 11 v 29
“Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. ”

Je sais que vous vous demandez : "Est-ce qu'un chrétien peut perdre son salut ?" C'est la question qui tourmente un bon nombre de chrétiens ! Une autre se pose aussi : "Est-ce qu'un chrétien, qui a accepté Jésus comme sauveur et qui vit dans le péché à nouveau, va aller en enfer?"

Ne soyez donc pas inquiet, et ne pensez pas que vous avez besoin d'être sauvé toutes les 3 minutes, ou tous les jours ! Ce n'est pas biblique, et penser ainsi, c’est l'Evangile de la mauvaise nouvelle. Votre esprit ne peut pas être recréé et déchu à chaque péché que vous faites ! (la Bible nous dit que nous avons été scellés par le Saint-Esprit dans notre esprit

Ephésiens: 1 v 13
“En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l'Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis, ”

Le sceau, dans la Bible, est un signe d’appartenance qui ne peut être violé, c’est une sécurité. Non, Jésus est venu pour nous libérer une fois pour toutes du péché, amen ! A Lui soit la gloire pour l'éternité.

Si vous péchez, et que votre cœur (votre conscience qui est la voix de votre esprit) vous condamne (je n'ai pas dit: 'si votre tête vous condamne')

1 Jean: 3 v 20
“car si notre coeur nous condamne , Dieu est plus grand que notre coeur, et il connaît toutes choses. ”

Alors, repentez-vous tout de suite, demandez pardon à Dieu.

1 Jean: 1 v 9
“Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner , et pour nous purifier de toute iniquité. ”

Et croyez qu'Il vous pardonne tout de suite (sinon cela veut dire que vous ne croyez pas la Parole de Dieu), ne revenez jamais sur un péché que vous avez confessé à Dieu et que Dieu vous a pardonné; c'est un manque de foi, et le diable en profitera pour vous laisser croire que vous êtes un misérable aux yeux de Dieu; mais rappelez-vous : vous êtes fils du Roi des rois !

Vous Devenez une Nouvelle Créature dans votre esprit !

C'est une des déclarations les plus belles et les plus révolutionnaires du Nouveau Testament :

2 Corinthiens: 5 v 17
“ Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici , toutes choses sont devenues nouvelles. ”

Certaines traductions disent : "est une nouvelle espèce."

Réalisez une chose, personne n'est comme vous, il n'existe aucune personne sur cette terre qui vous ressemble!! Il n'existe personne comme les chrétiens, personne qui ait été déchu de la gloire de Dieu et qui soit à nouveau accepté par Dieu; il n'y a pas de Jésus pour le diable et les démons!! Mais seulement pour les êtres humains.

Si vous êtes né(e) de nouveau, vous êtes une nouvelle créature, votre esprit (et non votre tête) est né de nouveau. Vous êtes un BEBE spirituel tout neuf à l'intérieur, vous n'avez pas de passé dans votre esprit.

1 Corinthiens: 3 v 1
“ Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler , mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ. ” 

Ne laissons pas le diable nous détruire, ou nous accuser concernant notre passé. Notre esprit a été recréé ! Alléluia ! Dieu n'a pas pris notre vieille nature de péché, et Il ne l'a pas restaurée, comme on peut restaurer une vieille voiture. Non, Dieu a tout recréé dans notre nature spirituelle : notre intellect ne peut pas saisir cette réalité. Seul notre esprit en est capable par la foi, et nous devons déclarer ce que la Parole de Dieu nous dit. 

1 Corinthiens: 3 v 16
“Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? ”

Ce verset nous montre que la nature satanique a été chassée de notre esprit à notre nouvelle naissance. Donc, Satan n'a plus de droits légaux sur nous, nous appartenons désormais à Dieu (c'est important que vous disiez cela avec votre bouche, car ainsi vous prenez conscience de ces réalités). L'Esprit de Dieu est venu habiter en vous; où? dans votre tête? Non! dans votre main ou votre bras? Non ! Dans votre esprit, c'est là que réside le Saint-Esprit. Romains: 8 v 9 déclare que ceux qui n’ont pas l’Esprit de Christ ne lui appartiennent pas.

Votre esprit est immergé dans l'Esprit de Dieu

1 Corinthiens: 12 v 13
“Nous avons tous, en effet , été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. ”

Le verbe Grec: Baptizo signifie: Immerger, plonger, baptiser ; c’est ce verbe qui est utilisé dans ce verset. La nouvelle naissance est donc une immersion, un baptême dans l'Esprit de Dieu.

Notons au passage qu’il n’est pas question, dans ce verset, du baptême du Saint-Esprit accompagné du parler en langue inspiré par le Saint-Esprit, mais de la nouvelle naissance.

Actes: 2 v 4
“Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent   à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer . ”

Actes: 10 v 45
“ Tous les fidèles circoncis qui étaient venus avec Pierre furent étonnés de ce que le don du Saint-Esprit était aussi répandu sur les païens. ”

Actes: 19 v 6
“ Lorsque Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit vint sur eux, et ils parlaient en langues et prophétisaient  . ”

Marc: 16 v 17
“Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; ”

Regardons maintenant à un autre verset qui concerne la nouvelle naissance:

Marc: 16 v 16
“Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé , mais celui qui ne croira pas sera condamné . ”

La majorité des chrétiens pensent que ce verset fait allusion au baptême d'eau par immersion ; en fait, Jésus nous parle ici de la nouvelle naissance. En effet, on ne peut considérer le baptême d’eau comme la condition du salut. Rappelez-vous que le brigand sur la croix ne pouvait pas être baptisé d'eau!! D'autre part, nulle part dans le Nouveau Testament, il n'est dit que le baptême d'eau sauve!! (Dans la Bible Louis Segond non révisée, il est dit dans le livre d’Ephésiens que Jésus a purifié l'Eglise par le baptême d'eau, mais ce n’est pas le sens réel de ce verset; en grec, il signifie que Jésus a lavé l'Eglise par la Parole de Dieu). 

Ephésiens: 5 v 25
“Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Eglise, et s'est livré lui-même pour elle, ” 

Ce qui nous sauve, c'est la nouvelle naissance ; en fait, Jésus dit tout simplement dans Marc :

Marc: 16 v 16
“Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé , mais celui qui ne croira pas sera condamné . ”

Rappelez-vous que croire ne suffit pas pour être sauvé, il faut naître de nouveau.

L’apôtre Tite nous donne une expression similaire à la nouvelle naissance et à l’immersion de notre esprit dans l’Esprit de Dieu:

Tite: 3 v 5
“il nous a sauvés , non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites , mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, ”

Tous les commentateurs bibliques s’accordent pour dire que cette expression est équivalente à la nouvelle naissance. Le bain de la régénération, c’est tout simplement la purification par le sang de Jésus et le renouvellement du Saint-Esprit, c’est la recréation de notre esprit par l’Esprit de Dieu qui vient habiter en nous. Ce terme « renouvellement du Saint-Esprit » signifie que notre esprit a retrouvé son état d’innocence originel, comme si nous redevenions des bébés. Il confirme tout à fait ce que nous avons étudié, lorsque nous avons parlé de l’innocence du bébé par rapport à Dieu.

Quelques autres Bénéfices de la Nouvelle Naissance

Elle fait de nous des enfants de Dieu. Nous appartenons désormais à la Famille de Dieu; Dieu est notre Père ! Nous pouvons l'appeler: "Père"et Jésus est notre frère.

Romains: 8 v 15
“Et vous n'avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père ! ”

Hébreux: 2 v 11
“Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d'un seul. C'est pourquoi il n'a pas honte de les appeler frères, ”

Elle nous donne accès à toute la bénédiction spirituelle en Christ.

Ephésiens: 1 v 3
“Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ ! ”

Ce verset est merveilleux. Il ne nous est pas dit que Dieu va « temps futur » nous bénir, mais qu'Il nous a « temps passé » bénis de toute la bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, c'est-à-dire dans le monde spirituel. Depuis que vous êtes né(e) de nouveau, vous avez un héritage céleste dont vous pouvez profiter en partie ici-bas (baptême du Saint-Esprit, guérison divine, prospérité ....).

Pourquoi sommes-nous toujours tentés alors que nous sommes sauvés ?

C’est une question que beaucoup de chrétiens se posent, mais vous avez déjà un élément de réponse.

Nous avons vu que c’est notre esprit qui est recréé, pas notre tête, ni notre corps ! Vous devez réaliser que, concernant votre esprit, tout est acquis, Dieu est en vous, vous êtes sauvé, mais votre âme (ou personnalité) a besoin de changement, c’est ce que la Bible appelle le renouvellement de l’intelligence

Romains: 12 v 2
“ Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence , afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. ”

Le champ de bataille dans votre être, c’est votre âme, c’est là que le diable va vous tenter ; votre nouvelle nature - votre esprit recréé, ne peut plus pécher, c’est ce que l’apôtre Jean exprime :

1 Jean: 3 v 9
“Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché , parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher , parce qu'il est né de Dieu. ”

car Dieu habite dans notre esprit, et le diable n’a pas le droit de toucher à notre esprit recréé.

Nous devons comprendre que nous sommes sauvés aujourd’hui, mais que la manifestation du salut se fait en 3 étapes :

1- Notre esprit est sauvé le jour de notre nouvelle naissance.

2- Notre âme, c’est-à-dire notre personnalité « volonté, sensibilité et intellect » est en cours de renouvellement, tant que nous sommes sur cette terre.

3- Notre corps sera recréé lors de la 1ère résurrection des morts, lorsque Jésus reviendra.

 

 

Amen !

 

JEAN OLIVIER KONE

http://www.jokministries.com

 

 

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Instruis l'enfant

Instruis l'enfant…

Joël Prohin

Le livre des Proverbes pourrait être appelé un « traité d’éducation selon Dieu ». Constamment, l’appel retentit : « Mon fils » (une trentaine de fois, dont une vingtaine dans les neuf premiers chapitres). En dépit de l’ancienneté de ce livre et de l’évident décalage spatio-temporel, les sages maximes concernant l’éducation des enfants que renferment les Proverbes sont d’une actualité inchangée. Cet article vise à relever quelques-unes des principales caractéristiques des enfants et de leur éducation1. Pour chaque thème traité, nous citerons un ou deux versets tirés du livre des Proverbes2.

1. QU’EST-CE QU’UN ENFANT ?

a. Un enfant est un pêcheur« La folie est attachée au cœur de l’enfant. » (22.15)

Les Proverbes sont en pleine cohérence avec l’ensemble de la Bible sur ce point : tout enfant naît avec une nature pécheresse. Même avant d’avoir atteint l’âge de responsabilité, un enfant n’est jamais un « innocent ». Toute éducation qui ne part pas de ce postulat de base risque de faire fausse route. A la suite de Rousseau, il est sans doute plus facile d’incriminer le contexte, la société, les enseignants, etc., que de reconnaître humblement que nous avons légué à nos enfants la même nature encline au mal que la nôtre… Ne nous laissons pas influencer par les nombreuses théories sur la soi-disant « neutralité » de la nature de l’enfant. N’excusons donc pas le péché de nos enfants, mais sachons le nommer, y compris devant eux. Les rendre conscients de leur état réel est sans doute un des meilleurs moyens de les conduire au salut.

b. Un enfant est naïf

« Proverbes de Salomon […] pour donner aux simples du discernement. » (1.1-4)

Les Proverbes ont pour but de mettre en garde le « simple ». Ce terme désigne celui qui est sans expérience, facile à tromper ou à séduire (14.15) et qui a plutôt un penchant vers le mal (14.18). L’éducation vise prioritairement à donner à l’enfant les moyens d’affronter le monde qui l’entoure et dans lequel il devra être bientôt autonome :

– nos enfants vivent souvent dans un monde imaginaire idéalisé ; sans leur ôter la part de rêve nécessaire à l’enfance, sachons les amener progressivement vers le réalisme : non, dans la vraie vie, toutes les histoires ne se terminent pas par un mariage romantique !
– nos enfants vivent au présent ; aidons-les à envisager les conséquences futures de leurs actes : le sac de bonbons est attirant, mais la fraise du dentiste l’est moins !
– nos enfants sont impressionnés par l’apparence, le clinquant, l’extérieur ; montrons-leur que la vérité est souvent autre : leur copain qui a une grande maison pleine de jouets n’est pas forcément le plus heureux des garçons si, en même temps, son père est trop occupé par son travail pour passer un moment avec lui.

c. Un enfant est influençable

« L'homme simple croit tout ce qu'on dit, mais l'homme prudent est attentif à ses pas. » (14.15)

Parce qu’il est naïf (ou « simple », pour reprendre le terme des Proverbes), l’enfant croit volontiers ce qu’on lui dit. L’élève a généralement une confiance aveugle dans ce que lui affirme son maître ou sa maîtresse. Le petit enfant risque de suivre tout adulte, même un étranger. Raison de plus pour ne pas l’exposer inutilement à des influences qui pourraient se révéler ensuite difficiles à contrecarrer.

d. Un enfant est irréfléchi

« L’homme prudent voit le mal et se cache, mais les simples avancent et sont punis. » (22.3 ; 27.12)

L’enfant agit souvent par impulsion. Ma fille veut rejoindre sa copine de l’autre côté de la rue ; va-t-elle penser à regarder avant de traverser ? Tout entière tournée vers son but, elle oublie totalement le danger… jusqu’à ce que je lui crie un « stop » impératif ! Les Proverbes incitent souvent le « fils » à prendre le temps de la réflexion, à demander conseil, à peser le pour et le contre. Rien de bien naturel… mais un constant rappel à se « poser », sans pour autant « casser » toute spontanéité.

e. Un enfant est indiscipliné

« Celui qui aime la joie reste dans l'indigence. » (21.17)

Par nature, l’enfant tend à privilégier le plaisir sur la contrainte. Il est certes plus facile de sortir tout le contenu de sa caisse à jouets que de devoir la ranger le soir venu ! L’éducation doit avoir pour but de progressivement remplacer la contrainte externe (« Range ta chambre avant de te coucher ! ») par la reconnaissance intérieure des bénéfices de la discipline (il est plus agréable de se réveiller dans une chambre rangée, on peut retrouver un jouet égaré, etc.).

f. Un enfant est ingrat

« L'insensé dédaigne l'instruction de son père, mais celui qui a égard à la réprimande agit avec prudence. » (15.5)

N’attendons pas beaucoup de remerciements pour l’éducation que nous donnons à nos enfants ! Nos conseils, nos avertissements, nos reproches, généreront plus de critiques que de gratitude, et cela d’autant plus que nos enfants grandissent. L’adolescence est « l’âge sans pitié » ! Mais quand je vois mon ingratitude envers mon Père céleste, je m’étonne moins de celle des mes enfants… De plus, élever nos propres enfants nous conduit à mesurer concrètement la difficulté de la tâche ; alors nous portons a posteriori un regard moins sévère sur l’éducation que nous avons reçue. Et nos enfants, à leur tour, feront la même expérience !

g. Un enfant est créé à l’image de Dieu

« L'Eternel a tout fait pour un but. » (16.4)

Si nos enfants ont des traits de caractère liés soit à leur absence de maturité, soit à leur nature pécheresse, il n’en demeure pas moins qu’ils restent, chacun, une créature unique, merveilleuse, dans laquelle nous pouvons retrouver la trace de Dieu. Le développement physique, celui de la personnalité, l’éveil de l’intelligence, tout est une occasion constante de nous rappeler que chaque être a été voulu par Dieu pour un but, dans un cheminement unique auquel, comme parents, nous sommes appelés à contribuer pour un temps.

2. COMMENT EDUQUER UN ENFANT ?

a. Selon son caractère

« Instruis l'enfant selon la voie qu'il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s'en détournera pas. » (22.6)

Ce verset peut se comprendre de deux façons3 :

1. La « voie » de l'enfant peut tout d'abord désigner l'ensemble de ses talents et de ses aptitudes naturelles. Une éducation à l'image de celle de Dieu envers nous, doit viser à faire éclore et s'épanouir les dons d'un enfant. Il n'est pas du tout dans la pensée biblique de forcer un enfant à faire ce pour quoi il n'est pas fait, sous le simple prétexte qu'il est soumis à l'autorité de ses parents. À la suite des recherches menées sur l'éducation des enfants, plus personne ne conteste aujourd'hui que l'enfant a sa personnalité propre ; celle-ci est d'autant plus fragile qu'elle n'est pas encore totalement formée et il convient de la respecter (Col 3.21). Dans une famille riche de plusieurs enfants, les parents ont tôt fait de constater que la « voie » du cadet ne sera pas forcément celle de l'aîné ; l'éducation sera alors adaptée à chacun, selon la sagesse que seul le Seigneur peut donner.
2. Pour autant, ce verset ne signifie pas qu'il faille laisser libre cours à la volonté propre de l'enfant. La « voie » que veut suivre un enfant peut lui sembler droite, alors que ses parents discernent qu'elle conduit à la mort (14.12). Le verbe « élever » a aussi, dans d'autres contextes, le sens de « consacrer » une maison ou un temple (cf. Deut 20.5 ; 1 Rois 8.64). Si nous avons à cœur de « consacrer » nos enfants au Seigneur, nous serons conduits à user d'une fermeté pleine d'amour pour les empêcher de se fourvoyer. Par réaction aux excès d'autoritarisme des siècles précédents, notre époque est marquée par un laxisme déstabilisateur pour l'enfant lui-même et pour l'ensemble de notre société. L'épanouissement du caractère de nos enfants ne passe ni par un endoctrinement forcené, ni par une rigueur excessive, mais par une stimulation à rechercher les valeurs chrétiennes, alliée, s'il le faut, à une discipline mesurée et contrôlée.

Si les deux conditions évoquées ci-dessus sont remplies, la seconde partie du proverbe nous donne une magnifique promesse : cette éducation portera un fruit durable.

b. En l’instruisant

« Ecoutez, mes fils, l'instruction d'un père. » (4.1)

Le verset étudié ci-dessus (22.6) donnait aux parents un commandement formel. L’instruction n’est pas optionnelle mais elle est un devoir des parents. Nos enfants ne doivent pas grandir comme de jeunes pousses sans tuteur, mais au contraire, être modelés par l’enseignement des parents . L’enseignement des parents4 :

– porte sur le mal, pour le prévenir, mais surtout sur le bien, pour le valoriser : l’excès d’avertissements et de « ne fais pas ceci » peut être décourageant ;
– concerne les sujets les plus variés : n’hésitons pas à aborder tous les domaines ; par exemple, il n’est pas normal que l’éducation sexuelle de nos enfants soit laissée à leur professeur ou aux lectures plus ou moins malsaines proposées par les copains ;
– est basé sur la Bible : sans s’obliger à citer à tout bout de champ des versets, des parents chrétiens devraient être capables de pouvoir étayer leurs instructions sur des principes bibliques clairs ; plus l’enfant grandira, plus il sera important de faire ce lien ;
– ne craint pas la répétition : les Proverbes eux-mêmes nous donnent l’exemple ; bien souvent, les mêmes instructions reviennent à plusieurs chapitres d’écart ; n’hésitons donc pas à revenir (sans perdre patience !) sur les mêmes enseignements.

c. Avec amour

« Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent dans mes voies. » (23.26)

Les théories modernes sur l’éducation ont justement remis en valeur l’importance de l’amour et des démonstrations d’amour envers nos enfants — de la part des pères en particulier. Notre amour se montrera de façon adaptée à chacun5, par des paroles et des actes, dans un esprit de sacrifice semblable à celui de Paul pour ses enfants dans la foi (1 Thes 2.7-8). N’attendons pas de recevoir de l’amour de nos enfants pour leur en prodiguer largement, car l’exemple vient d’en haut, comme dans la famille de Dieu (1 Jean 4.19) : le cœur des parents s’ouvrira d’abord, et ensuite nous aurons souvent la joie d’avoir un fils ou une fille qui nous ouvrira le sien. Eduquer dans ce contexte devient alors un partage mutuel magnifique.

d. Sans hésiter à le corriger

« L'Eternel châtie celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit. » (3.12)
« La verge et la correction donnent la sagesse, mais l'enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. » (29.15)

Les Proverbes sont célèbres pour ce que certains prennent pour une apologie du châtiment corporel. Ce simple fait suffit à discréditer les principes bibliques sur l’enseignement, les faisant passer pour totalement démodés. Dans plusieurs pays européens, il est légalement interdit aux parents de corriger physiquement leurs enfants ! Il est même question d’en faire une règle au niveau de la Communauté européenne. Notons tout d’abord que le terme « verge » n’est pas toujours à prendre au sens littéral6. Suivant l’âge, suivant le caractère de l’enfant, suivant la gravité de la faute, des moyens divers de discipline seront employés et l’éventail des punitions ne se limitera pas à la fessée ! Le point important est d’être persuadé, contre l’esprit actuel, de la nécessité de la correction :

– parce que c’est ainsi que notre Père céleste — notre ultime modèle — agit envers nous (relire Hébreux 12.4-14, où ce verset des Proverbes est cité) ;
– parce que c’est parfois le seul moyen de faire prendre conscience du mal ;
– parce que nous montrons ainsi (paradoxalement dans un sens) que nous aimons nos enfants ;
– parce que, même si, pour des parents, il est dur de devoir punir ses « petits chéris », il est encore plus dur de les voir s’enfoncer dans le péché du fait d’une carence de correction.

La discipline fournit aux enfants un cadre sécurisant dont ils ont absolument besoin pour leur équilibre personnel.

e. Par l’exemple

« Ecoute, mon fils. Je te montre la voie de la sagesse. » (4. 10-11)

Salomon n’a malheureusement pas été un exemple en tout pour son fils, mais pour autant, soyons persuadés que toute éducation risque de faillir immanquablement si les deux parents ne donnent pas l’exemple. Si notre principe est : « Fais ce que je dis et ne fais pas ce que je fais », les résultats seront catastrophiques ! Nos enfants sont des observateurs constants, perspicaces et critiques de nos actions ; aussi enseignons-les premièrement par notre propre façon de vivre.

3. LE RESULTAT DE L’EDUCATION

« Le père du juste est dans l'allégresse, celui qui donne naissance à un sage aura de la joie. Que ton père et ta mère se réjouissent, que celle qui t'a enfanté soit dans l'allégresse ! » (23.24-25)
« Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur à moi sera dans la joie. » (23.15)

Quel sera le résultat d’une éducation selon les bons principes du livre des Proverbes (et du reste de la Bible) ? Pas forcément positif : très lucide, Salomon indique qu’un fils peut refuser de suivre les enseignements de la sagesse paternelle (10.1). L’histoire des rois de Juda et celle de nos familles montrent bien que les enfants ne suivent pas toujours l’exemple (bon ou mauvais) de leurs parents. En tant qu’éducateurs, nous n’avons pas une obligation de résultat, mais seulement une obligation de moyens. Aussi ne nous laissons pas accabler par un poids de responsabilité excessif et hors de propos : Dieu laisse chaque homme libre. Si nos enfants sont des « sages » ou des « justes », ce ne sera de toute façon qu’un effet de sa grâce, qui aura pu utiliser en partie l’éducation — toujours imparfaite — que nous aurons pu donner.

1Ce texte s’inspire en partie d’une étude disponible sur le site américain www.bible.org. Nous recommandons vivement les études et les commentaires qui figurent sur ce site chrétien.
2Une bible à parallèles ou une concordance pourront fournir d’autres références.
3Certains versets de la Bible peuvent se comprendre sous deux sens différents, sans que le texte original permette de trancher entre l'un ou l'autre. Souvent d'ailleurs les deux sens se complètent et montrent l'équilibre de la Parole de notre Dieu.
4Dans un accord entre le père et la mère (cf. l’article de L. Jouve sur ce sujet dans ce même numéro).
5Le livre de G. Chapman et R. Campbell, Langages d’amour des enfants, présente cinq façons d’aimer ses enfants : en leur adressant des paroles valorisantes, en passant avec eux des moments de qualité, en leur offrant des cadeaux, en leur rendant des services, en les câlinant. Chaque enfant, selon ces auteurs, est plus ou moins sensible à chacun de ces langages..
6Voir, par exemple, Esaïe 10.5, où le terme a un sens métaphorique pour la « discipline » en général.

 

extrait du site promesses.org

 

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DIEU NE T IGNORE PAS

Je voudrais vous ramener à l'un des jours les plus noirs de l'histoire d'Israël. Ce jour-là, une veuve se tenait debout devant trois cercueils, entourée d'une foule gémissante. Au sein de cette foule en deuil, une centaine d'autres veuves, elles aussi en larmes, des soldats blessés, les plaies encore saignantes. Au milieu de cette scène, cette veuve, dont le nom n'est pas mentionné, tenait à peine sur ces jambes devant ces cercueils. Elle était enceinte et dans la douleur. Elle était sur le point de s'évanouir et avait besoin d'être soutenue par deux femmes se trouvant auprès d'elle. Cette femme était morte, mentalement et spirituellement. Il ne lui restait aucun souffle de vie, tellement sa détresse et sa douleur l'avaient envahie.

L'un des cercueils contenait son beau-père âgé de 88 ans, Eli, le sacrificateur d'Israël. Dans l'autre gisait son beau-frère Hophni, également un sacrificateur. Mais le troisième cercueil sur lequel cette veuve s'attardait, contenait son propre mari, Phinées.

A ce moment précis de l'histoire d'Israël, la nation était accablée par un immense désastre. Quelques jours auparavant, l'armée d'Israël s'était engagée dans une bataille contre les Philistins et s'est retrouvée totalement vaincue. Plus de 30,000 hommes ont trouvé la mort, et parmi eux, les deux fils d'Eli, Hophni et Phinées. Quand le sacrificateur apprit la capture de l'arche de l'alliance par l'ennemi ainsi que la nouvelle de la mort de ses deux fils, il tomba de son siège à la renverse, se rompit la nuque et mourut.

Les écritures suggèrent que la veuve de Phinées avait un certain amour pour les choses de Dieu. Elle avait un respect pour la présence du Seigneur et pleurait la capture de l'arche par les Philistins (1 Samuel 4 :19). Elle devait être profondément bouleversée par l'apathie et la cupidité qui avaient envahi la maison de Dieu sous le ministère de son beau-père.

Sous le mandat du sacrificateur Eli, les bergers de Dieu fermaient régulièrement les yeux sur toutes sortes de péchés commis. Même son fils Hophni était un homme vil, forniquant dans les confins de la maison de Dieu. Phinées était également un prêtre adultère au cœur détourné de Dieu et dont la concupiscence effrénée affublait le temple de honte. Cette femme, accablée par la peine, avait vécu pendant des années avec un avertissement prophétique pesant au-dessus de sa tête qui avait été prononcé contre la maison d'Eli par un prophète anonyme:

« Tous ceux de ta maison mourront dans la force de l'âge. Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, Hophni et Phinées; ils mourront tous les deux le même jour. » (1 Samuel 2: 33,34).

Pouvez-vous imaginer la douleur atroce qui devait tourmenter cette veuve face à ces tombes ? Son mari avait séduit des femmes dans le temple, auxquelles elle avait certainement prêté services. Le sacerdoce était complètement souillé par cette concupiscence, cette cupidité et cette apathie envers les choses de Dieu. Les vrais prophètes de Dieu avaient déjà longuement annoncé les jugements qui attendaient ce sacerdoce à cause de sa corruption. Le peuple était déçu de l'hypocrisie du ministère. Et à présent, les désastres surgissaient de tous côtés. Le pire était la capture de l'arche, symbole de la présence de Dieu par les ennemis mêmes d'Israël.

Dans l'esprit de cette pauvre femme, les ennemis de Dieu avaient triomphé. Tout autour d'elle, l'église était en ruines et la nation, dénuée d'espoir. À part le jugement, il n'y avait plus rien à attendre de l'avenir. En plus de tout cela, cette femme croulait sous son propre lot de blessures causées par les tromperies répétées de son mari.

Et lorsqu'elle eût fini d'enterrer les siens, elle s'effondra et fut surprise par ses contractions: « Lorsqu'elle entendit la nouvelle de la prise de l'arche de Dieu, de la mort de son beau-père et de celle de son mari, elle se courba et accoucha, car les douleurs la surprirent. Et…les femmes qui étaient auprès d'elle lui dirent: Ne crains point, car tu as enfanté un fils! Mais elle ne répondit pas et n'y fit pas attention » (1 Samuel 4 :19-20).

Plusieurs autres femmes se trouvaient également devant les tombeaux de leurs maris tués dans la bataille contre les Philistins. Elles s'efforcèrent d'encourager la veuve de Phinées en lui disant : « Courage. Tu as un nouvel espoir maintenant avec ce nouveau-né. Tu vois bien que Dieu ne t'a pas ignorée. » Elles parvenaient à discerner une lueur d'espoir au milieu de la mort et du chaos.

Mais la veuve de Phinées s'était déjà convaincue « Dieu m'a abandonnée. Regardez cette tragédie, cette apostasie, cette ruine complète. Mes prières n'ont pas été entendues. Il ne reste plus aucun espoir. » Elle était absolument inconsolable. Même après avoir mis au monde, elle refusa de regarder son bébé et l'écarta. Avant de mourir « elle appela l'enfant I Kabod. Elle dit: La gloire est bannie d'Israël, car l'arche de Dieu est prise! » (1 Samuel 4: 21, 22).

Elle avait tout simplement renoncé à la bataille et mourut. Je pense que la réelle cause du décès de cette femme dévastée était son désespoir abject. Jusqu'à aujourd'hui, I Kabod représente le départ de la présence de Dieu et l'absence d'espoir pour Son peuple.
A travers son désespoir et sa douleur, cette veuve sans nom s'adresse au peuple de Dieu d'aujourd'hui.

Tout chrétien est confronté aux trois vagues de douleur subies par la veuve de Phinées : la douleur face à l'état de la nation, la douleur face à la condition de l'église et la douleur personnelle face à la souffrance et la perte.

Comme elle, nous vivons dans une époque de décadence morale et spirituelle. Nous sommes témoins presque chaque jour des attaques démoniaques contre le nom de Christ. L'ennemi ronge nos valeurs morales qui sont la fondation non seulement de notre nation mais aussi de beaucoup d'autres.

La prière a été bannie des écoles américaines. Les Dix Commandements sont en train d'être retirés des courts de justice fédérales et étatiques. Certains états sont en train d'écrire des lois interdisant aux aumôniers du gouvernement d'invoquer le nom de Christ. Parallèlement, les courts de notre nation rugissent contre l'autorité de Dieu et à la moindre mention de Son nom.

Les homosexuels et leurs puissants amis semblent invincibles dans leur poursuite obsessive de la légalisation des mariages gays. Un nouveau film portrayant deux cowboys homosexuels est présenté aux Academy Awards et certains observateurs le considèrent même comme l'un des meilleurs films jamais tournés. Les publicités le font passer pour le film qui transformera notre société pour toujours. Vous pouvez être certains que ce ne sera pas le dernier film de ce genre.

Notre ministère reçoit des piles de lettres et courriers électroniques de tout le pays et de partout ailleurs dans le monde provenant de frères et sœurs qui aiment Christ et qui sont chagrines par tout ceci. Ils nous écrivent et se demandent : « Qu'arrive-t-il à l'Amérique ? Elle était connue pour la lumière qu'elle apportait au monde entier par la propagation de l'évangile effectuée par les missionnaires. C'est une toute autre histoire maintenant. Les programmes télévisés sont devenus répugnants, se moquent des Chrétiens, des valeurs morales et de Christ Lui-même. Ils font, par contre, l'apologie de l'homosexualité et annihilent nos valeurs familiales.

« Les courts de justice ridiculisent le christianisme de tous les côtés. Elles font des croyants soit des fanatiques, soit des idiots pour le simple fait d'avoir la foi. Où est-ce que ça s'arrêtera? Il semblerait que rien ne puisse freiner cette décadence morale. Quand est-ce que le Seigneur mettra fin à tout ceci ? »

Cette moquerie n'affecte pas seulement le monde laïc : à travers tout le pays, même la maison de Dieu est envahie par des stupidités et des actes impies. Il y a quelques semaines, j'ai entendu parler de ce que l'on appelle « les églises match de catch», ou les pupitres ont été remplacés par des rings de catch. Les lutteurs, qui se disent chrétiens, se frappent la tête avec des chaises, font gicler du faux sang et donnent un témoignage par la suite. Non ! On ne devrait voir ça dans aucune église. N'importe quel pasteur devrait savoir que la violence était la principale raison pour laquelle Dieu a détruit la terre par le déluge.

Dans des milliers d'églises maintenant, on ne mentionne plus le péché, la Croix, le sacrifice, le jugement ou l'enfer. Les sentinelles de Dieu n'ont plus droit à la parole et les cœurs ne sont plus stimulés. Au lieu de cela, la poursuite du succès individuel est à son comble et tous les sermons sont taillés sur mesure pour brosser l'audience dans le bon sens du poil. Il en résulte apathie, cupidité, égoïsme et froideur de cœur. Et tout ceci alourdit le cœur des croyants à travers le monde qui voient le nom de Dieu porté en disgrâce.

Imaginez une scène similaire en Israël. Quand la veuve de Phinées vit les péchés de Silo s'élever aux cieux, elle sut que la présence de Dieu ne pouvait demeurer avec un tel peuple. Le Seigneur n'avait aucune part dans tout cela.
A Silo, l'église dirigée par Eli, Dieu nous montre Sa façon de juger une église égocentrique

«Il abandonna la demeure de Silo, la tente [l'église] où il habitait parmi les hommes » (Psaume 78 :60). Dieu délaissa complètement cette église avide d'argent, retirant Sa gloire de cette maison rétrograde érigée par la chair. Il la jugea en gravant « I Kabod » sur ses portes.

Plus tard dans l'histoire, à l'époque de Jérémie, le prophète adressait cette même église, avide de succès et portée par l'assouvissement des désirs individuels. Jérémie condamnait la poursuite matérialiste des hommes ainsi que les bergers de Dieu qui ne prêchaient que paix, joie et prospérité. Les pasteurs avaient transformé le peuple en « marchandise », s'enrichissant aux dépens des veuves et des « sans défense» de la société.

Le Seigneur annonça très simplement à Jérémie: « Ceci n'est pas mon église. C'est une abomination. » Il lui dit ensuite de prévenir les pasteurs : « Gémissez, pasteurs, et criez! Roulez-vous dans la cendre… Plus de refuge pour les pasteurs! Plus de salut pour les conducteurs de troupeaux!... Car l'Éternel ravage leur pâturage…. Il [les] a abandonnés… » (Jérémie 25 :34-36, 38).

Dieu déclara pour finir: «alors je traiterai cette maison comme Silo » (26 :6). Il disait en clair : « Voici comment je vais juger chaque église dirigée par la chair et la cupidité à travers les âges. » Et Il donna les instructions suivantes à Jérémie : « dis…toutes les paroles que je t'ordonne de leur dire; n'en retranche pas un mot… Les sacrificateurs, les prophètes, et tout le peuple, entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans la maison de l'Éternel. » (26 :2, 7).

Quelle avait été la réaction du peuple au message de Jérémie ? « Les sacrificateurs, les prophètes, et tout le peuple, se saisirent de lui, en disant: Tu mourras! Pourquoi prophétises-tu au nom de l'Éternel, en disant: Cette maison sera comme Silo, et cette ville sera dévastée, privée d'habitants? Tout le peuple s'attroupa autour de Jérémie dans la maison de l'Éternel ».

Pensez donc à cet évangile de prospérité qui envahit l'église aujourd'hui. J'ai récemment rendu visite à quelqu'un et sa télévision était allumée sur une chaîne chrétienne. Chaque programme était centré sur la prospérité. Il n'y avait que de rares références bibliques, et mêmes ces références étaient greffées dans le message dans le seul but de promouvoir l'individualisme. J'étais atterré. Cet évangile matérialiste promouvant l'enrichissement personnel et le système religieux compétitif qui le soutient tombent sous la malédiction I Kabod. Cet évangile est maudit et est mort. Nous verrons bientôt que Dieu accomplira ce qu'Il avait promis de faire à Israël : « je traiterai cette maison comme Silo». Il éliminera la poule aux œufs d'or, et une immense destruction s'ensuivra. Les bergers mercenaires feront banqueroute et du jour au lendemain leurs programmes d'église massifs disparaîtront.
La bonne nouvelle au sein de jugement divin est qu'Il aura une vraie église dans toute la splendeur de Sa gloire – une Assemblée Samuel.

Voici ce que la veuve de Phinées n'a pas saisi : Dieu était en train de donner naissance à une chose nouvelle au milieu des ruines de l'église cupide d'Eli. Il était en train d'accomplir un travail supernaturel pour rétablir Sa gloire. Et tout ceci se déroulait devant les yeux de cette femme, dans sa propre demeure.

Voyez-vous, au milieu de Silo, alors que le jugement frappait Israël, Dieu était en train d'ériger une Assemblée Samuel : des individus complètement séparés des choses de ce monde, connaissant la voix de Dieu et entièrement dédiés à Lui.

De la même manière, le Seigneur a une Assemblée Samuel dans cette génération. Il l'élève des ruines de cette église avide d'argent et l'appelle à Lui. Il ne l'abandonnera jamais. Je rencontre des membres de cette Assemblée Samuel invisible partout dans le monde. Ils entendent très distinctement la voix de Dieu et n'ont pas peur de transmettre des messages pour alerter Son église.

Dieu a une multitude de prophètes cachés et inconnus qui sont entraînés à l'école de l'adversité. Ils font partie de l'Assemblée Samuel, et ils savent ce qui est à venir parce que le Seigneur les a prévenus. Malgré les jugements qui menacent de tomber, ces personnes pieuses sont remplies d'espoir et de joie parce qu'ils voient un nouveau jour émerger.

En fait, la veuve de Phinées n'avait aucune raison de se soucier de l'arche de l'alliance. Parce qu'elle était recouverte par le propitiatoire. Je m'explique.

Dans l'Israël antique, l'arche représentait la miséricorde de Dieu, une vérité puissante qui fut incarnée en Christ. Nous devons recevoir Sa miséricorde, faire confiance dans le sang salvateur de Sa miséricorde, et être sauvés pour l'éternité. Ainsi, on peut ridiculiser la loi, se moquer de la sainteté, on peut détruire tout ce qui a trait à Dieu. Cependant, lorsque l'on se moque ou lorsque l'on ridiculise la miséricorde de Dieu, le jugement s'ensuit très rapidement. Si l'on piétine le sang de miséricorde, on fait face à Sa colère terrible.

C'est exactement ce que les Philistins expérimentèrent quand ils volèrent l'arche. Une destruction mortelle leur tomba dessus et ils durent admettre : « ce n'est pas un simple hasard. La main de Dieu est clairement contre nous. »

Regardez ce qui s'est passé quand l'arche a été introduite dans le temple païen de Dagon pour moquer et défier le Dieu d'Israël. En plein milieu de la nuit, le propitiatoire qui couvrait l'arche était devenu un bâton de jugement. Le jour suivant, l'idole Dagon avait été retrouvée face contre terre devant l'arche, la tête et les mains coupées.

Bien-aimés, voila où l'Amérique devrait se trouver aujourd'hui. Nous aurions dû être jugés il y a bien longtemps de cela. Je dis à tous ceux qui osent se moquer et défier la miséricorde de Dieu : allez-y, essayez tout ce que vous voulez pour soumettre l'église de Jésus Christ au sécularisme et l'agnosticisme. Mais si vous vous moquez de la miséricorde de Christ, Dieu écrasera tout votre pouvoir et toute votre autorité. Jérémie disait : «Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme.» Cependant, lorsque les hommes se moquent ouvertement de Ses bontés incarnées en Christ, le jugement est assuré.

Ce sont les bontés du Seigneur qui retardent le jugement. Et à présent, l'Amérique bénéficie de cette miséricorde. Il est inconcevable que notre pays se retrouve dans la même course que le reste du monde pour retirer Dieu et Christ de la société. Et pourtant, on ne se moquera pas du Seigneur ; Ses bontés sont éternelles et Il aime cette nation. Je suis persuadé que c'est la raison pour laquelle Il déverse encore Ses bénédictions sur nous. Il désire que Sa bonté nous pousse à la repentance (Romains 2:4).

L'Assemblée Samuel d'hommes et femmes pieux savent cela. Ils ne désespèrent pas devant la condition actuelle de l'Amérique, ni devant cette église d'Eli, matérialiste et ignoble. Leurs yeux ne sont pas rivés sur cela. Oui, ils sont en agonie devant la terrible corruption, la moquerie et le péché, et ils savent que le jugement est imminent. Mais ils ont cet espoir de savoir que Dieu est complètement en charge. Voyez-vous, ils ont eux-mêmes goûté aux bontés de Dieu et ils savent qu'elles sont éternelles. Contrairement à la veuve de Phinées, ils n'accepteront jamais que l'ennemi soit victorieux dans sa guerre contre Christ et Sa véritable église véritable.
Pour conclure, il me faut traiter de la souffrance personnelle

Je veux m'adresser à ceux qui ont vécu une souffrance similaire à celle de cette veuve. Je vous parle de douleurs sévères, des douleurs constantes, qui touchent le corps, le cœur, l'esprit. Des problèmes qui s'accumulent les uns sur les autres et ne semblent toucher à leur fin. Et la douleur est indescriptible.

Votre souffrance est peut-être liée à la perte d'un être cher… la souffrance liée à une maladie débilitante… la souffrance liée à un rejet… la terrible souffrance causée par un mariage brisé… la souffrance causée par des enfants vivant dans un péché innommable … une souffrance que nul autre ne peut comprendre.

Je parlais à un pasteur récemment qui vit dans une douleur physique si intense qu'elle le pousse à se rouler à terre dans l'agonie. Cet homme est allé d'un médecin à l'autre, mais aucun d'entre eux n'a su expliquer ou traiter sa condition physique. Il est obligé de subir quotidiennement dans cette torture qui est vraiment incompréhensible.

Il y a de ces douleurs qui transpercent les profondeurs du monde spirituel, celles qui hantent l'esprit. Des souffrances mentales qui sont si envahissantes qu'elles font plus que tester votre foi ; elles ébranlent les fondements de votre croyance en Dieu. Ce genre de douleur humaine vous pousse à vous écrier : « O Seigneur, m'as-tu abandonné ? As-tu entendu ne ce serait-ce qu'une de mes prières ? Es-tu même présent ?»

Il n'est pas rare qu'un croyant se retrouve face à « un ciel de plomb » quand il est perturbé par une épreuve difficile. Il n'a aucune envie de prier et quand il prie, c'est sans aucune ferveur. Il est trop submergé ou trop épuisé par sa lutte pour pouvoir se concentrer sur la parole de Dieu. En conséquence, quand il essaie de lire la bible, rien ne rentre.

C'est à ce moment précis que Satan entre sur scène. Il vient à nous dans l'apogée de notre douleur et notre souffrance et ancre en nous un mensonge démoniaque. C'est le même genre de mensonge qu'il glissa dans l'esprit de Christ au moment de la crucifixion : « Dieu t'a abandonné. Il t'a délaissé et t'a ignoré.» Ces attaques peuvent être sans répit, apportant mensonges, accusations et condamnations, et rajoutent un fardeau de culpabilité à la douleur qui nous pèse déjà. Il murmure, « Tu n'as pas ce qu'il faut pour y arriver. Tu ne pries même plus. Comment peux-tu espérer être sauvé ? »

Son objectif est que vous suiviez l'exemple de la veuve de Phinées : laisser place à ce désespoir abject et abandonner la bataille. Cette femme assiégée avait commis l'erreur fatale de conclure dans sa douleur insoutenable: « Dieu n'est pas avec moi. Je ne ressens plus Sa présence. J'ai été abandonnée. » C'est à ce moment-la qu'elle jeta complètement l'éponge, écartant sa foi.

Tout ceci m'amène à traiter de l'un des fardeaux les plus grands que je porte en tant que berger de Dieu. Je n'ai de cesse de pleurer devant le Seigneur : « O mon Dieu, comment puis-je apporter espoir et réconfort à ces croyants qui subissent une telle douleur et une telle souffrance ? Donne-moi un message qui éliminera leurs doutes et leurs craintes. Donne-moi une vérité qui assèchera les larmes causées par leurs souffrances et qui mettra une chanson sur leurs lèvres. »

Le message que j'entends le Saint-Esprit donner au peuple de Dieu est très simple : « Tourne-toi vers ma Parole et établis-toi sur Mes promesses. Rejette tous les sentiments de doute. » Tout espoir naît des promesses de Dieu.

J'ai reçu dernièrement une lettre qui donnait une illustration très vive de tout ceci. Elle me provient d'une mère qui écrit, « Ma fille a 16 ans. Elle est victime d'une dégénérescence physique de ses muscles, ses ligaments et ses articulations, et souffre d'une douleur extrême 24 heures sur 24. Mon fils s'est suicidé en 1997 à cause de cette même douleur. Il avait 21 ans et avait subi cette torture pendant 9 ans avant de s'ôter la vie. Il n'a pas pu supporter la douleur.

« Ma fille qui était danseuse de ballet espérait entrer à l'école Julliard à New York. Mais ses rêves se sont effondrés quand elle a été frappée par la même maladie qui a tourmente son frère. Les médecins disent que sa douleur, sur une échelle de 1 à 10, est a 14. La dose d'anti-douleur qu'il lui faudrait pour apaiser sa souffrance lui détruirait les reins, et elle ne peut donc pas prendre de médicaments.

« Elle aime le Seigneur et elle est une joie pour tout le monde. Elle écrit des poèmes merveilleux qui sont apparus dans quinze publications différentes et elle est listée dans le ‘Who's Who International de la Poésie' »

Face à tout cela et au sein de la tourmente continuelle qui assiège le corps et l'âme, cette mère et sa fille ont placé leur espoir dans la Parole que Dieu leur a donne. Il leur a donné la paix.
Est-ce que l'ennemi a essayé de vous dire que Dieu vous a ignoré ?

Avez-vous été tenté de conclure que Dieu n'est pas avec vous ? Etes-vous sur le point d'abandonner votre foi ? Placez votre espoir dans la Parole que Dieu nous donne :

* « Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13 :5)
* « L'Éternel est un refuge pour l'opprimé, Un refuge au temps de la détresse. Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. Car tu n'abandonnes pas ceux qui te cherchent, ô Éternel! » (Psaume 9 : 10-11)
* « L'Éternel affermit les pas de l'homme, Et il prend plaisir à sa voie; S'il tombe, il n'est pas terrassé, Car l'Éternel lui prend la main. J'ai été jeune, j'ai vieilli; Et je n'ai point vu le juste abandonné, Ni sa postérité mendiant son pain… L'Eternel… n'abandonne pas ses fidèles; Ils sont toujours sous sa garde » (Psaume 37 :23-28, 28)
* « Nous sommes pressés de toute manière, mais non réduits à l'extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus. » (2 Corinthiens 4 :8-9)

 

David Wilkerson

 

 

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Le veau d'or Moderne : mise en garde sur les bibles tronquées et Mr Rick Warren

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Devrions-nous fêter Halloween ?

Préparé par Jacques Houle

 

2Co 6:14 Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?

15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle?

16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit: J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.

17 C'est pourquoi, Sortez du milieu d'eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.

18 Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout puissant.

 

INTRODUCTION

 

A. J’aimerais vous parler de la fête “d’halloween”.

 

1. La question à se poser est:

 

a) Est-ce que “l’Halloween” est un simple “jeu et/ou activité innocente” pour amuser les adultes comme les petits?

 

b) Il est évident que cette fête n’est rien de plus qu’un “piège sordide” pour sensibiliser le monde à la sorcellerie, la magie, l’invocation des esprits, l’occultisme, le spiritisme, les sacrifices d’êtres humains et d’animaux, ainsi que plusieurs autres pratiques à caractère satanique?

 

B. Nous sommes tous conscient que Satan a toujours cherché à:

 

1. Supplanter Dieu. 4. Se rivaliser à Dieu.

2. Détruire l'oeuvre de Dieu. 5. Se déguiser, afin de séduire le peuple de Dieu.

3. Imiter Dieu. 6. Détourner les chrétiens de la vérité.

 

C. La fête d'halloween est une des façons que le diable utilise pour s'infiltrer dans les maisons et les coeurs des enfants, des familles et même des chrétiens (enfants de Dieu).

 

D. J’aimerais vous rappeler que dans les années 1800, la magie, la sorcellerie, la divination, l'occultisme, le spiritisme, l’invocation des esprits, etc. étaient des pratiques condamnés et bannis de la société croyante.

 

1. Ce qui est le plus surprenant aujourd’hui, c’est que plusieurs églises et familles chrétiennes ont ouvert la porte à la célébration de la fête “D’halloween”.

 

2. Est-ce la raison pour laquelle la majorité de nos jeunes abandonner Dieu dès leurs jeunes âges?

- Est-ce la raison pour laquelle il y a autant de violence et suicide chez les jeunes?

 

3. Ce qui est malheureux est que plusieurs jeunes sont initiés à des jeux et/ou des activités à caractères sataniques comme:

 

a) Le Ouija, le Tarot, l’invocation des esprits, la magie blanche, l’hypnose, la divination, l’astrologie, etc.

 

I. L’HISTORIQUE DE LA FÊTE DE L’HALLOWEEN

 

Le mot “Halloween” vient d’une expression anglaise “All Hallow Even” qui signifie “Veille de la Toussaint”

 

L’origine de la fête de “l’halloween” remonte aux peuples celtes, bien avant l’époque Chrétienne. La dernière nuit du mois d’octobre, les Celtes célébraient une fête appelée (Le seigneur de la mort). Elle avait pour but d’honorer le soleil avant l’approche de la froide désolation de l’hiver. On croyait alors que cette nuit là, les fantômes, les mauvais esprits et les sorcières battaient la campagne pour semer le désastre. Les druides allumaient de grands feux et prononçaient des formules magiques pour éloigner ces puissances maléfiques.

 

Les croyances de ces peuples anciens comprenaient l’invocation des esprits, la superstition et des pratiques de toutes sortes. Les druides étaient d’ailleurs un peu sorciers. Ils s’imaginaient, entre autres, que les esprits ayant au cours de l’année habité le corps d’un animal avaient la permission d’errer en liberté toute la nuit de cette soirée là. Et les chats noirs, toujours selon eux, avaient était des êtres humains qui avaient été transformés en chat noir, en punition pour leurs mauvaises actions.

 

À cette époque, on croyait que les âmes des défunts profitaient de cette occasion pour venir visiter leurs anciennes demeures, de sorte que cette nuit prit un aspect sinistre, avec des apparitions de sorcières, des fantômes, des lutins et démons de toutes sortes qui venaient troubler l’existence des vivants. C’est la raison pour laquelle on faisait de grands feux de joie au-dessus des montagnes pour éloigner les esprits mauvais.

 

C’était aussi, un jour propice aux prédictions concernant les mariages, la chance, la maladie ou la mort. On invoquait les esprits et quelques fois on invoquait même le diable pour arriver à ses fins.

 

Lorsque les romains envahirent l’Angleterre, leurs coutumes se mêlèrent à celle des druides (Le Seigneur de la mort). La fête romaine des récoltes honorait la déesse Pomone (La déesse des fruits et des arbres). On lui offrait à cette occasion des pommes et des fruits secs.

 

Certaines fêtes religieuses druidique et romaine furent remplacées ou amalgamées. Le premier novembre a été la date dédiée aux martyrs et aux saints. Au Moyen âge on partait des costumes d’animaux et des masques pour éloigner les mauvais esprits. On prononçait des formules magiques et les gens pensaient que les sorcières sillonnaient le pays sur leur balai. On se faisait dire la bonne aventure ou encore on lisait l’avenir dans les fruits secs et les pommes, au point que ces fruits sont devenus partie intégrante de la fête.

 

Cette coutume nous est parvenue par l’immigration d’un certain nombre de descendants des Celtes et des Anglo-Saxons, établis dans les îles britanniques. Et ce sont les Irlandais, surtout, chassés de leur pays par la famine au milieu du siècle dernier, qui nous transmirent cette coutume. C’est à eux aussi qu’on attribue l’idée d’aller sonner aux portes pour aller quêter des friandises.

 

L’idée d’éclairer une citrouille pour “l’Halloween” vient des Américains, même si les Écossais, eux utilisaient déjà un navet comme lanterne, cette nuit-là.

 

II. LES FIGURES, SYMBOLES ET PRATIQUE DE “L’HALLOWEEN”

 

A. Les figures, les symboles et les pratiques en disent longs sur une fête.

 

1. Les sorcières. (Les pouvoir magique)

2. Les marmites. (Utilisés pour faire des incantations diaboliques)

3. Les chats noirs. (Le malheur et/ou la malchance, l’incarnation d’un ...)

4. Les squelettes humains. (La mort, le mort troublé)

5. Les chauves-souris. (Les ténèbres, ils ne peuvent vivre en lumière)

6. Les vampires. (Les buveurs de sang humain)

7. Les fantômes. (Les esprits méchants et mauvais, démons)

8. Les pierres tombales. (La mémoire des défunts)

9. Les citrouilles et chandelles. (L’âme du malheureux, l’âme abandonné)

10. Les petits monstres. (La déformation de la nature merveilleuse créée par Dieu)

11. Les bonhommes pendus. (Le sort réservé à ceux qui ne donne pas d’offrande)

12. Les fruits (La divination, le présage, la bonne aventure, etc)

13. Les couleurs noires et orange (Couleur qui représente les ténèbres)

14. Les araignées et les files d’araignées (Les pièges tendus dans le but de prendre et tuer)

15. Les costumes (Un déguisement qui cache la vraie personne)

 

B. Que symbolisent et représente toutes ces figures…

 

1. La mort. 2. Les ténèbres. 3. Les esprits abandonnés.

4. La déformation. 5. La magie. 6. Le malheur.

7. La sorcellerie. 8. Les sortilèges.

 

III. LA FÊTE DE “L’HALLOWEEN”

 

A. Il est évident que la fête “d’halloween” est une fête en l’honneur des ténèbres (Satan) et non pas Dieu.

 

B. Que signifie le mot fête d’après les dictionnaires?

 

Fête signifie: Jour consacré à commémorer (rappeler) un fait religieux, historique, un saint, etc. Jour consacré à la célébration de... (se réjouir de...)

Jour consacré en l’honneur de... (pour faire honneur à...)

 

Synonyme de commémorer: 1. Faire revivre. 3. Montrer.

2. Évoquer, rappeler. 4. Représenter.

 

C. Les gens pensent et disent que cette fête ne représente aucun danger.

 

1. C’est que leurs yeux ne considèrent que ce qui est à la surface.

a) Les bonbons. c) La fête.

b) Les costumes. d) Les décorations.

 

2. Au contraire, elle est la fête consacré aux puissances des ténèbres.

 

3. Cette fête est dangereuse, puisqu’elle sensibilise et influence nos enfants à

la tolérance et la pratique de tout ce qui est à caractère satanique, occulte et spiritisme.

 

4. N’oubliez pas que la bible nous dit que...

a) Satan se déguise en ange de lumière. (2Cor.11:14)

b) Il ne faut pas laisser à Satan l’avantage sur nous. (2Cor 2:11)

c) Satan a dit à Ève “vous ne mourrez point”. (Gen 3:4)

d) Il n’y a pas plus rusé que lui. (2Cor 11:3)

e) Nous ne pouvons pas prends part aux oeuvres des ténèbres.

(Éph 5:10-15)

f) De ne pas se laisser séduire. (Éph 5:6)

 

IV. REGARDONS CE QUE LA BIBLE DIT

 

Lév 19:31 Ne vous tournez point vers ceux qui évoquent les esprits, ni vers les devins; ne les recherchez point, de peur de vous souiller avec eux. Je suis l'Éternel, votre Dieu.

 

De 18:10 Qu'on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien,

11 d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts.

12 Car quiconque fait ces choses est en abomination à l'Éternel; et c'est à cause de ces abominations que l'Éternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi.

 

Jér 10:1 Écoutez la parole que l'Éternel vous adresse, Maison d'Israël!

2 Ainsi parle l'Éternel: N'imitez pas la voie des nations, Et ne craignez pas les signes du ciel, Parce que les nations les craignent.

3a Car les coutumes des peuples ne sont que vanité.

 

Eph 5:6 Que personne ne vous séduise par de vains discours; car c'est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.

7 N'ayez donc aucune part avec eux.

8 Autrefois vous étiez ténèbres, et maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur. Marchez comme des enfants de lumière!

9 Car le fruit de la lumière consiste en toute sorte de bonté, de justice et de vérité.

10 Examinez ce qui est agréable au Seigneur;

11 et ne prenez point part aux oeuvres infructueuses des ténèbres, mais plutôt condamnez-les.

12 Car il est honteux de dire ce qu'ils font en secret;

13 mais tout ce qui est condamné est manifesté par la lumière, car tout ce qui est manifesté est lumière.

 

CONCLUSION

 

A. Ce que la fête d’Halloween n’est pas:

 

1. Ce n’est pas une fête pour célébrer les enfants.

2. Ce n’est pas une fête pour célébrer Dieu.

3. Ce n’est pas une fête de bonbons.

4. Ce n’est pas une fête chrétienne.

 

B. La fête d’Halloween célèbre :

 

La mort Les ténèbres Les esprits abandonnés La déformation

La magie Le malheur La sorcellerie Les sortilèges

Le mal La méchanceté L’occultisme La divination

Le sadisme La malédiction Le culte satanique L’ensorcellement

 

C. Ce que le chrétien devrait se rappeler avant de prendre part à une fête.

 

1. Il devrait se rappeler que le mot fête signifie:

a) Jour consacré à commémorer un fait religieux, historique, un saint, etc.

b) Jour consacré à la célébration de... (se réjouir de...)

c) Jour consacré en l’honneur de... (pour faire honneur à...)

 

Synonyme de commémorer: 1. Faire revivre. 3. Montrer.

2. Évoquer dans le sens rappeler. 4. Représenter.

 

source : http://www.carrefourchretien.ca

 

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Comment décoder la propagande pour connaitre la vérité ?

Troublant mais combien interessant cet article :

 

 http://www.latrompette.net/post/A99.decoder_la_propagande.htm

 

 

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Le coran contredit la bible

 

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Cultive ta relation personnelle avec Jésus, c’est la clé

de ta libération

 

http://www.sourcedevie.com/pdf/C224-cultive-relation-Jesus-cle-liberation.pdf

 

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La vie de christ doit se voir en moi......

                              A ECOUTER (cliquer sur le titre)

 

La vie de Christ en moi doit se voir, s'entendre, se sentir !

 

 

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Comme Christ

COMME CHRIST

(extrait d'un livre :

Du bonheur de réaliser une vie conformeà celle du Fils de Dieu)


En souffrant injustement.

« Car cela est agréable à Dieu, lorsque quelqu'un, par un motif de conscience, endure de mauvais traitements en souffrant injustement. Autrement quelle gloire serait-ce pour vous, si, étant battus pour avoir mal fait, vous l'enduriez ? Mais si, en faisant bien, vous êtes maltraités, et que vous le souffriez patiemment, c'est à cela que Dieu prend plaisir. » 1 Pier. 2 ; 19, 20.

C'est à propos de choses tout ordinaires que Pierre prononce ces paroles importantes, nous présentant Christ comme notre Garant et notre Modèle. Il écrit à des serviteurs qui dans ce temps-là étaient pour la plupart des esclaves. Il les exhorte à être « soumis à leurs maîtres avec toute sorte de crainte, non seulement à ceux qui sont bons et équitables, mais aussi à ceux qui sont fâcheux, car, dit-il, si quelqu'un fait mal et en est puni, quelle gloire lui serait-ce de le supporter patiemment ? » Non, mais si quelqu'un fait bien, et en souffre et le supporte patiemment, voilà ce qui est agréable à Dieu. Supporter ainsi l'injustice, c'est faire comme Christ. En portant nos péchés à notre place, Christ a souffert injustement ; d'après son exemple, nous devons être prêts aussi à souffrir injustement.

Il n'est guère de chose qui nous soit plus dure et plus difficile à supporter que de souffrir injustement de la part de nos semblables. Il y a là non seulement préjudice et douleur, mais encore un sentiment d'humiliation et d'injustice qui réveille la conscience de nos droits. Dans ce qui nous arrive par l'entremise des hommes, il n'est pas toujours facile de discerner la volonté de Dieu et de nous dire aussitôt qu'il permet cette épreuve pour voir si nous avons réellement pris Christ pour notre modèle. Étudions ce modèle ; il nous apprendra ce qui lui donnait la force de supporter patiemment l'injustice.

Christ voyait dans la souffrance la volonté de Dieu. Il avait trouvé dans l'Écriture que le serviteur de Dieu doit souffrir. Cette pensée lui était devenue familière, en sorte qu'à l'arrivée de la souffrance, il n'en fut pas surpris. Il l'attendait, il savait qu'elle devait contribuer à sa perfection. Il n'eut donc pas l'idée de chercher comment il pourrait s'en délivrer mais plutôt comment il pourrait glorifier Dieu par là-même. Ceci le rendit capable de supporter tranquillement la plus grande injustice. Il voyait là la main de Dieu.

Chrétien ! Auriez-vous la force de souffrir injustement dans le même esprit que Christ ? Accoutumez-vous à reconnaître la main de Dieu dans tout ce qui vous arrive. Ce que Jésus vous enseigne là est plus important que vous ne le pensez. Qu'il s'agisse de quelque injustice dans des choses graves, ou de quelque petite offense du courant de chaque jour, avant d'arrêter votre pensée sur la personne qui en est l'occasion, recueillez-vous et rappelez-vous ceci : Dieu permet cette épreuve sur ma route pour voir si je le glorifierai par là. Cette épreuve, grande ou petite, me vient de Dieu, elle est sa volonté à mon égard. Avant tout puissé-je y voir la volonté de Dieu et m'y soumettre. Alors, dans la tranquillité d'âme que donne ce regard en haut, je recevrai aussi la sagesse nécessaire pour me conduire en cette circonstance. Quand on regarde, non plus à l'homme, mais à Dieu, souffrir injustement n'est pas si difficile qu'il semble d'abord.

Christ aussi croyait que Dieu prendrait soin de ses droits et de son honneur. Nous avons en nous un sentiment inné de justice qui vient de Dieu ; mais l'homme qui vit encore selon le monde visible veut avoir son honneur vengé dès ici-bas, tandis que celui qui vit déjà dans le monde éternel et« comme voyant celui qui est invisible »(Héb. 11 : 27), se contente de laisser à Dieu le soin de venger son honneur et ses droits ; il les sait en sûreté dans la main de Dieu. Ainsi faisait notre Seigneur Jésus. Pierre nous dit « qu'il s'en remettait à celui qui juge justement »(1 Pier. 2 : 23). C'était une chose entendue entre le Père et le Fils que le Fils n'avait pas à prendre soin de son honneur à lui, mais seulement de celui du Père, et que le Père pourvoirait à la gloire du Fils. Qu'en ceci le chrétien suive l'exemple de Christ et il en retirera beaucoup de paix et de repos d'esprit. Placez sous la garde de Dieu vos droits et votre honneur ; recevez chaque offense avec la ferme confiance que Dieu veille sur vous et prend soin de vous, « vous en remettant à celui qui juge justement ».

En outre, Christ croyait à la puissance de l'amour qui sait souffrir. Nous reconnaissons tous qu'il n'est pas de plus grande puissance que celle de l'amour. C'est par là que Christ a vaincu l'inimitié du monde. Toute autre victoire n'obtient qu'une soumission forcée, l'amour seul opère la véritable victoire qui change l'ennemi en ami. Nous admettons tous cette vérité en théorie, mais nous reculons devant l'application, tandis que Christ l'a mise en pratique. Lui aussi a voulu se venger, mais il l'a fait avec amour, amenant à ses pieds ses ennemis devenus ses amis. Il a cru que, par le silence, la soumission, la souffrance et le support des offenses, il gagnerait sa cause, parce que c'est ainsi que l'amour obtient la victoire.

Et voilà ce qu'il veut aussi de nous. Notre nature pécheresse aime mieux compter sur sa propre force et son droit que sur le pouvoir divin de l'amour, mais celui qui veut ressembler à Christ doit le suivre là aussi et surmonter le mal par le bien. Plus il sera traité injustement par un autre, plus il se sentira appelé à l’aimer. Et même, s'il faut pour la sécurité publique que la justice punisse l'offenseur, il prendra garde à ce qu'il ne s'y mêle de sa part aucun ressentiment personnel, mais en tout ce qui le concerne il pardonnera, il aimera.

Ah ! que tout serait différent dans le monde chrétien et dans nos Églises, si l'exemple de Christ était suivi ! Que tout serait différent si chacun de ceux qui « reçoivent des outragea n'en rendaient point », si chacun de ceux qui sont « maltraités ne faisaient point de menaces, mais s'en remettaient à celui qui juge justement ». Frères chrétiens, voilà littéralement ce que le Père demande de nous. Lisons et relisons les paroles de Pierre jusqu'à ce que notre âme soit pénétrée de cette pensée : « Si en faisant bien vous êtes maltraités et que vous le souffriez patiemment, c'est à cela que Dieu prend plaisir ».

Dans la vie chrétienne, comme on la comprend ordinairement, où chacun cherche à remplir par ses propres efforts sa vocation de racheté, il est impossible de parvenir à une semblable conformité à l'image du Seigneur ; mais dans la vie de celui qui renonce à soi-même pour s'abandonner au Seigneur, qui remet tout entre ses mains avec la confiance qu'il fera tout, renaît l'espérance de pouvoir ressembler à Christ en ceci aussi. Pour lui le commandement de souffrir comme Christ se lie étroitement à ces mots :« Christ a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu'étant morts au péché, nous vivions à la justice ».(1 Pier. 2 : 24).

Frère chrétien, ne voudrais-tu pas ressembler à Jésus et faire, en supportant les offenses, ce que lui-même eût fait à ta place ? N'est-elle pas belle la perspective d'être en toutes choses, même en ceci, conforme à Jésus ? Avec tes propres forces, c'est impossible, mais avec sa force à lui, c'est possible. Abandonne-toi donc à lui jour après jour pour qu'il opère en toi tout ce qu'il veut que tu sois. Crois qu'il vit dans les cieux pour être la vie et la force de chacun de ceux qui cherchent à marcher sur ses traces. Renonce à toi-même pour devenir un avec le Christ crucifié, si tu veux savoir ce que c'est d'être mort au péché et de vivre à la justice. Alors tu éprouveras avec joie quelle puissance résulte de la mort de Jésus, non seulement pour effacer le péché, mais encore pour en briser les liens ; alors tu participeras aussi à sa vie de résurrection qui te fera« vivre à la justice »,et tu trouveras tout autant de bonheur à suivre les traces du Sauveur dans la souffranceque tu en as trouvé à te confier pleinement et uniquement en sa passion pour ton expiation et ta rédemption. Alors Christ te sera aussi précieux comme Modèle qu'il te l'a été comme Garant. C'est parce qu'il a pris sur lui ton châtiment en souffrant pour toi, que tu souffriras, toi aussi, volontiers pour lui. Souffrir injustement deviendra ainsi pour toi une participation honorable à ses souffrances, le sceau de la conformité à sa sainte ressemblance, le fruit béni de la véritable vie de foi.

O Seigneur, mon Dieu, je viens d'entendre ce que dit ta Parole : « Lorsque quelqu'un, par un motif de conscience, endure de mauvais traitements en souffrant injustement, cela est agréable à Dieu ».Voilà donc, Seigneur, le sacrifice qui t’est agréable, l'oeuvre que ta grâce seule peut faire en nous. C'est là le fruit des souffrances de ton Fils bien-aimé, le fruit de l'exemple qu'il a laissé et de la force qu'il donne parce qu'il a détruit la domination du péché.

O mon Père, enseigne-moi, enseigne à tous tes enfants, à rechercher une entière conformité avec ton Fils dans ce trait de son image. Seigneur, je veux une fois pour toutes te confier la garde de mes droits et de mon honneur, et ne plus m'en charger moi-même. Tu sauras parfaitement en prendre soin. Et quant à moi, que ma seule préoccupation soit désormais l'honneur et les droits de mon Dieu.

Je te demande surtout de me remplir de foi en la puissance victorieuse de l'amour qui sait souffrir. Fais-moi saisir pleinement que l'Agneau de Dieu qui a souffert pour nous, nous enseigne par là-même que la patience, le silence et le support ont plus de prix aux yeux de Dieu et plus d'influence sur les hommes que la force et le droit. O mon Père, je dois marcher et je voudrais marcher sur les traces de Jésus, mon Sauveur. Que ton Saint-Esprit, que ta lumière, ton amour et ta présence me guident et me fortifient. Amen.
(Voir la note2me).

 



SIXIÈME JOUR

COMME CHRIST
Crucifié avec lui.

« Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non plus moi-même, mais Christ vit en moi. Dieu me garde de me glorifier en autre chose qu'en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ par laquelle le monde est crucifié à mon égard, et moi je suis crucifié au monde. » Gal. 2 ; 20 ;6 : 14.

Se charger de la croix. Voilà le mot de ralliement donné par Christ à ses disciples. Dans trois occasions différentes, ces paroles sont répétées :« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive ». (Matt. 10 : 38 et16 : 24 ;Luc 14 : 27). Pendant que le Seigneur était encore sur le chemin de la croix, cette expression « se charger de sa croix » était la plus propre à bien rendre la conformité avec Christ (*1)à laquelle est appelé son disciple. Mais à présent que Christ a été crucifié, le Saint-Esprit emploie d'autres termes pour nous parler avec plus de force de notre entière conformité avec Christ (). Il nous dit que le croyant est crucifié avec Christ. La croix est le signe distinctif du chrétien, aussi bien que de Christ. Le Christ crucifié et le chrétien crucifié s'appartiennent mutuellement. Le principal trait de ressemblance avec Christ consiste à être crucifié avec lui. Aussi quiconque veut lui ressembler doit avant tout chercher à comprendre le mystère de cette union avec Christ sur la croix. Au premier moment, ce mot « crucifié avec Christ » effraye le chrétien qui cherche à ressembler à Jésus. Il recule à la pensée de la croix, à la pensée des souffrances et de la mort qui s'y rattachent, mais à mesure que sa vie spirituelle s'éclaire, cette parole fait toujours plus son espérance et sa joie, et il se glorifie de la croix, parce qu'elle le fait participer à la mort et à la victoire qui ont déjà été accomplies et qui l'affranchissent de la domination de la chair et du monde. Pour comprendre ces choses, il faut étudier avec soin ce que nous en dit l'Écriture.

« Je suis crucifié avec Christ », dit Paul « et je vis, non plus moi-même, mais Christ vit en moi ». Par la foi en Christ nous sommes amenés à participer à la vie de Christ, et cette vie-là a passé par la mort de la croix. Elle possède la puissance divine que lui a acquise la mort de la croix. Quand donc je reçois en moi la vie de Christ, je reçois par là-même toute la puissance qui résulte de sa mort sur la croix, puissance qui agit constamment en moi. J'ai été crucifié avec Christ, et pourtant je vis, mais ce n'est plus moi, c'est Christ en moi ; ma vie est celle de Christ crucifié, celle qu'il a obtenue par la croix. Le fait d'avoir été crucifié est au nombre des choses passées et accomplies.« Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui ».(Rom. 6:6). « Ceux qui sont à Christ ont crucifié la chair ».(Gal. 5 : 34).« Dieu me garde de me glorifier en autre chose qu'en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle le monde est crucifié à mon égard et moi au monde ».(Gal. 6 : 14). Tous ces textes parlent de quelque chose qui a été fait en Christ, et dont je suis participant par la foi.

Il est très important de comprendre cette vérité et de la proclamer hautement. J'ai été crucifié avec Christ. J'ai crucifié ma chair. J'apprends ainsi à quel point je participe à l'oeuvre accomplie par Christ, car si je suis crucifié et mort avec lui, j'ai part aussi à sa vie et à sa victoire. J'apprends ainsi à laisser mortifier mon vieil homme par la vertu de cette croix.

Il me reste encore beaucoup à faire, mais non à me crucifier, puisque j'ai déjà été crucifié, « Mon vieil homme, dit l'Écriture, a été crucifié ». (Rom. 6 : 6). Je n'ai donc plus qu'à le tenir pour crucifié, et le traiter comme tel sans lui permettre de descendre de la croix. Il faut que je maintienne ma position de crucifié, que « ma chair » reste sur la croix. Pour réaliser la force de ce que nous disons là, il y a encore une importante distinction à faire : le vieil Adam en moi a bien été crucifié, mais il n'est pas encore mort. Quand je me suis donné à mon Sauveur crucifié, péché, chair et tout, il m'a reçu tout entier. Tout mon être avec sa vieille nature fut alors réuni à lui sur la croix, mais là se fit une séparation. Par ma réunion à Christ j'ai été libéré de la vie de la chair, je suis mort avec lui et l'essence intime de mon être a reçu une vie nouvelle : Christ vit en moi ; mais la chair que j'habite encore, ce vieil homme crucifié avec lui, bien que condamné à mort, n'est pas encore mort. Et maintenant, par mon union avec Christ et par sa force en moi, je dois avoir l'oeil à ce que ma vieille nature reste clouée à la croix jusqu'au moment où elle sera entièrement détruite.
Tous ses instincts, tous ses désirs crient ensemble : Descends de la croix.« Sauve-toi toi-même et nous aussi ! »(Luc 23 : 39). Mais mon devoir, à moi, est de me glorifier en la croix, de maintenir de tout mon coeur la prééminence de la croix, d'apposer mon sceau à la sentence prononcée contre la chair, de tenir le péché pour crucifié, et ainsi de ne lui permettre aucune domination. C'est là ce qu'entend l'Écriture quand elle dit :« Si par l'Esprit vous mortifiez les oeuvres du corps, vous vivrez ».(Rom. 8 : 18).« Faites donc mourir ce qui compose en vous l'homme terrestre ».(Col. 3:5). Par là je reconnais que « le bien n'habite point en moi, dans ma chair »(Rom. 7 : 18), par là je reconnais que Christ, le Crucifié, est mon Seigneur ; je me souviens que j'ai été crucifié, que je suis mort en lui, et que ma chair a été à jamais livrée à la mort de la croix. C'est ainsi que je vis comme Christ, crucifié avec lui.

Pour se rendre pleinement compte du sens et de la portée de cette participation à la croix de notre Seigneur, voici ce que doivent bien saisir ceux qui veulent suivre Christ : qu'ils sachent, avant tout, que par la foi, ils sont unis au Christ crucifié. C'est à leur conversion qu'a commencé cette union, mais alors ils ne l'ont pas bien comprise ; et combien de chrétiens restent toute leur vie dans l'ignorance à cet égard, faute de développement spirituel. Mon frère, demandez que le Saint-Esprit vous révèle votre union avec le Crucifié et vous éclaire sur le sens de ces mots : « J'ai été crucifié avec Christ ». « Je me glorifie en la croix de Christ par laquelle le monde est crucifié à mon égard et moi au monde ». Saisissez-vous de ces paroles de l'Écriture, cherchant par la prière et la méditation à vous les approprier entièrement. D'un coeur avide de recevoir, demandez que le Saint-Esprit les fasse vivre en vous. À la lumière de Dieu, comprenez ce que vous êtes bien réellement :« crucifié avec Christ ».

Quand vous serez au clair sur ce premier point, vous recevrez par là-même la grâce et la force de vivre comme quelqu'un qui a été crucifié et en qui Christ vit. Vous pourrez alors, tenir la chair et le monde pour cloués à la croix, et les traiter comme tels. Votre vieille nature cherche sans cesse à vous faire croire que c'est trop prétendre d'exiger de vous que vous viviez toujours de cette vie de crucifié, mais vous le pouvez par votre union avec Christ. C'est en lui et en sa croix que saint Paul peut dire : « J'ai été crucifié au monde ». En Jésus cette crucifixion est un fait accompli ; en Jésus vous avez passé par la mort, en lui vous avez été rendu vivant. Christ vit en vous. Que cette participation à la croix de Christ s'implante toujours mieux en vous, car elle vous fera participer toujours mieux à sa vie et à son amour. Être crucifié avec Christ, c'est être affranchi de la domination du péché, c'est être racheté et vainqueur. Souvenez-vous que le Saint-Esprit est spécialement chargé de glorifier Christ en vous, de vous révéler et de vous approprier tout ce qu'il y a en Christ pour vous. Ne vous contentez pas, comme tant d'autres, de ne voir dans la croix que l'expiation.

La gloire de la croix est non seulement d'avoir été pour Jésus l'entrée dans la vie du ciel, mais d'être continuellement pour nous le moyen de vaincre le péché et d'entretenir en nous la vie divine. Apprenez de votre Sauveur à saisir tout ce que la croix vous donne là. La foi en la puissance victorieuse de la croix fera mourir de jour en jour « les désirs de la chair » ; elle vous fera trouver votre bonheur, dans la mort continuelle du moi, car vous regarderez la croix, non plus comme si vous étiez encore sur le chemin qui mène à la crucifixion, avec la perspective d'une mort douloureuse, mais comme ayant déjà subi la mort de la croix en Christ et comme vivant en Christ. La croix vous sera ainsi le moyen béni par lequel« le corps du péché est détruit »(Rom. 6 : 6), le drapeau sous lequel il faut s'enrôler pour obtenir pleine victoire sur le péché et sur le monde.

Enfin, souvenez-vous de ce qui est ici l'essentiel. Souvenez-vous que c'est Jésus lui-même, votre Sauveur, qui vous rendra capable d'être semblable à lui en toutes choses. Sa douce communion, son tendre amour, sa divine puissance font de la participation à sa croix et de la vie de crucifixion une vie de joyeuse résurrection, de bénédiction et de victoire sur le péché. En lui vous pouvez chanter cet hymne de victoire : « Dieu me garde de me glorifier en autre chose qu'en la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par laquelle le monde est crucifié à mon égard, et moi je suis crucifié au monde ! »

O mon Sauveur, je te demande humblement de me révéler la gloire que recèle pour moi ta croix lorsque je m'y place avec toi. La croix, c'était là ma place, lieu de mort et de malédiction ; et toi, tu t'es fait homme comme nous, et tu as été crucifié avec nous. À présent la croix est la place dont tu fais un lieu de bénédiction et de vie ; et tu m'appelles à devenir comme toi, crucifié avec toi, pour que je sache par ma propre expérience que la croix m'a entièrement affranchi du péché.

Seigneur, fais-moi connaître toute la puissance de la croix. Depuis longtemps je connais sa vertu efficace pour racheter de la malédiction. Mais qu'il y a longtemps aussi que, racheté, je lutte en vain contre le péché, pour obéir au Père comme toi tu lui as obéi. Il m'était impossible de me soustraire à la domination du péché. À présent je vois que nul ne le peut, à moins de s'abandonner à la direction du Saint-Esprit en la communion de ta croix. Alors tu fais voir à ton disciple que la croix a mis fin à la domination du péché et l'en a affranchi. Alors toi, le Crucifié, tu viens vivre en lui, lui communiquer ton esprit de volontaire sacrifice, expulser et vaincre le péché.

O mon Dieu ! Fais-moi mieux comprendre ces choses. C'est avec la confiance que tu le feras, que je puis dire : « J'ai été crucifié avec Christ ». Toi, qui m'as aimé jusqu'à mourir pour moi, ce n'est pas ta croix, c'est toi-même, toi, le Crucifié, que je cherche et en qui j'espère. Prends-moi, garde-moi, enseigne-moi d'instant en instant que tout ce qui compose mon vieil homme, mon moi terrestre, est condamné, mérite la croix et a été crucifié ; enseigne-moi d'instant en instant qu'en toi j'ai tout ce qui m'est nécessaire pour vivre d'une vie sainte et bénie. Amen.
(Voir la note3e).

 


 

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NOTE 2
Ne cesseras-tu pas de te plaindre en considérant mes souffrances et celles de mes saints ?... Ne dis jamais : Il m'est impossible de souffrir cela d'un tel homme. S'il m'avait attaqué d'une autre manière, je l'aurais enduré, mais de m'avoir fait ce tort, c'est ce que je ne puis supporter. Voyez quel dommage il m'a fait, quelle injure, quel déshonneur ! Il me noircit en m'imputant des choses dont je n'ai jamais eu la moindre pensée. Encore pourrais-je bien souffrir de quelque autre certaines choses que l'on peut raisonnablement souffrir.

Ces pensées, mon fils, sont insensées : elles, marquent qu'on ne regarde que l'offense et la personne qui l'a commise, et que l'on ne considère pas en quoi consiste la vraie patience, ni qui doit la couronner. Ce n'est pas la posséder que de prétendre ne souffrir qu'autant qu'on veut, et de qui l'on veut. Un homme vraiment patient ne jette point les yeux sur celui qui le fait souffrir ; il ne regarde point si c'est un supérieur, ou un égal, ou un inférieur ; si c'est un homme qui soit en réputation de probité et de sainteté, ou un infâme et un méchant. Mais toutes les fois qu'il lui arrive quoi que ce soit de fâcheux, il le reçoit également de toutes les créatures, comme si ce fût Dieu lui-même qui le lui présentât de sa main paternelle, et il croit y trouver un grand avantage, puisqu'on ne saurait souffrir la moindre chose du monde pour l'amour de Dieu, que Dieu n'en tienne compte.

Seigneur, mon Dieu ! Toutes ces choses paraissent impossibles à la faiblesse de ma nature ; fais, s'il te plaît, que ta grâce me les rende possibles. Que ta grâce me dispose tellement à souffrir injustement que ce soit là l'objet de mes voeux et de ma joie, convaincu qu'il m'est très salutaire de souffrir pour l'amour de toi et de ta divine bonté.
Thomas à Kempis : Imitation de Jésus-Christ III, 19.

NOTE 3
Aujourd'hui il est encore assez de personnes qui soupirent après la gloire du royaume de Jésus-Christ ; mais il en est bien peu qui désirent porter sa croix. Jésus trouve beaucoup de gens qui aiment ses joies, mais peu qui veulent ses afflictions. Que de compagnons pour l'abondance de sa table, mais que de déserteurs dans les temps d'abstinence ! Chacun veut se réjouir avec lui, personne ou très peu veulent souffrir quelque chose avec lui, ou pour l'amour de lui. Il s'en trouve assez avec Jésus-Christ lorsqu'il rompt le pain, mais peu lorsqu'il s'agit de boire la coupe de sa passion...

Cette parole semble bien rude à beaucoup de gens et choque leurs oreilles : renoncez à vous-mêmes, chargez votre croix et suivez Jésus (Mat. 16 : 24) ; mais en voici une autre beaucoup plus terrible : Allez, maudits, au feu éternel (Mat. 25 : 41). Ceux qui aiment maintenant entendre parler de la croix, et qui l'embrassent de tout leur coeur, ne craindront point alors de s'entendre condamner au feu éternel. Lorsque le Seigneur viendra juger les hommes, la croix sera le signe auguste qui les discernera. Alors ceux qui se seront soumis à elle, qui se seront conformés pendant leur vie au Dieu crucifié, s'approcheront avec une grande confiance de ce souverain Juge du monde. Pourquoi donc crains-tu de porter ta croix, vu que c'est par elle qu'on va au royaume céleste ? Le salut est dans la croix ; la vie est dans la croix ; on ne peut se défendre contre les ennemis que par la croix. Dieu joint à la croix et à la souffrance ses divines douceurs, la force de l'âme et la joie de l'esprit. L'abrégé de toutes les vertus et la perfection de la sainteté se trouvent dans la croix et dans les afflictions. Hors de cette croix il n'y a ni salut ni espérance de vie éternelle. Prends donc ta croix et suis Jésus et tu parviendras à la vie éternelle.

Si tu portes la croix de bon coeur elle te portera aussi et te portera au port désiré, lorsque le terme de tes souffrances sera venu, quoi qu'il ne doive pas venir pendant que nous vivons sur cette terre. Mais si tu la portes malgré toi, tu la rends plus pesante et plus insupportable et toutefois il faudra que tu la portes. Si tu rejettes une croix, tu en trouveras infailliblement une autre, peut-être plus pesante que la première. Crois-tu donc pouvoir éviter ce que nul homme n'a pu éviter ? Qui d'entre les saints a été sans croix et sans adversité dans ce monde ? Notre Seigneur Jésus-Christ même n'a pas été une heure sans elles pendant qu'il a vécu sur la terre. Comment donc cherches-tu une autre voie que cette voie royale, cette voie de la croix ?

Plus la chair est abattue par l'affliction, plus l'esprit est fortifié par une grâce ultérieure qui l'affermit... Il ne faut pas attribuer ces effets à la vertu de l'homme ; ce n'est que la grâce de Jésus-Christ qui peut et qui fait tout cela dans la faiblesse de la nature ; c'est elle qui fait qu'on embrasse avec ardeur la croix et qu'on l'aime. Si tu ne jettes les yeux que sur toi, tu te verras dans l'impuissance à rien faire de tout cela, mais si tu t'appuies sur le Seigneur, il t'enverra du ciel une force si puissante qu'elle assujettira à l'esprit le monde et la chair... Consacre-toi donc comme un bon et fidèle serviteur à porter courageusement la croix de ton maître qui a bien voulu être crucifié pour l'amour de toi...

Tiens pour certain que tu dois mener une vie mourante, et que plus on meurt à soi, plus on vit à Dieu. S'il y avait eu quelque chose de meilleur et de plus utile pour le salut des hommes que la souffrance, sans doute Jésus l'aurait enseigné par ses paroles et par son exemple. Cependant il se borne à exhorter hautement ses disciples et tous ceux qui veulent le suivre, à porter la croix.
Thomas à Kempis : Imitation de Jésus-Christ II, 12.

(*1) On perd de vue le véritable sens de ce commandement, quand on ne voit là que les croix ou épreuves de la vie. La croix signifie la mort. Se charger de sa croix c'est mourir, et c'est surtout dans la prospérité qu'on en a besoin. Se charger de la croix et suivre Christ, c'est vivre chaque jour en abandonnant à la mort toute volonté et toute vie propres.

Andrew Murray

 

 

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Remettons nous en l'Eternel

Remettons-nous en l'Éternel


Nous allons faire une longue lecture dans un chapitre de l'Ancien Testament qui se situe au deuxième livre des Chroniques au chapitre 20. C'est une partie de l'histoire du roi Josaphat que nous allons lire :

Citation:
" 1 Après cela, les fils de Moab et les fils d'Ammon, et avec eux des Maonites, marchèrent contre Josaphat pour lui faire la guerre.
2 On vint en informer Josaphat, en disant: Une multitude nombreuse s'avance contre toi depuis l'autre côté de la mer, depuis la Syrie, et ils sont à Hatsatson-Thamar, qui est En-Guédi.
3 Dans sa frayeur, Josaphat se disposa à chercher l'Éternel, et il publia un jeûne pour tout Juda.
4 Juda s'assembla pour invoquer l'Éternel, et l'on vint de toutes les villes de Juda pour chercher l'Éternel.
5 Josaphat se présenta au milieu de l'assemblée de Juda et de Jérusalem, dans la maison de l'Éternel, devant le nouveau parvis.
6 Et il dit: Éternel, Dieu de nos pères, n'es-tu pas Dieu dans les cieux, et n'est-ce pas toi qui domines sur tous les royaumes des nations ? N'est-ce pas toi qui as en main la force et la puissance, et à qui nul ne peut résister ?
7 N'est-ce pas toi, ô notre Dieu, qui as chassé les habitants de ce pays devant ton peuple d'Israël, et qui l'as donné pour toujours à la postérité d'Abraham qui t'aimait ?
8 Ils l'ont habité, et ils t'y ont bâti un sanctuaire pour ton nom, en disant :
9 S'il nous survient quelque calamité, l'épée, le jugement, la peste ou la famine, nous nous présenterons devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, nous crierons à toi du sein de notre détresse, et tu exauceras et tu sauveras !
10 Maintenant voici, les fils d'Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, chez lesquels tu n'as pas permis à Israël d'entrer quand il venait du pays d'Égypte, -car il s'est détourné d'eux et ne les a pas détruits, -
11 les voici qui nous récompensent en venant nous chasser de ton héritage, dont tu nous as mis en possession.
12 O notre Dieu, n'exerceras-tu pas tes jugements sur eux ? Car nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s'avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi.
13 Tout Juda se tenait debout devant l'Éternel, avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils.
14 Alors l'esprit de l'Éternel saisit au milieu de l'assemblée Jachaziel, fils de Zacharie, fils de Benaja, fils de Jeïel, fils de Matthania, Lévite, d'entre les fils d'Asaph.
15 Et Jachaziel dit : Soyez attentifs, tout Juda et habitants de Jérusalem, et toi, roi Josaphat ! Ainsi vous parle l'Éternel: Ne craignez point et ne vous effrayez point devant cette multitude nombreuse, car ce ne sera pas vous qui combattrez, ce sera Dieu.
16 Demain, descendez contre eux; ils vont monter par la colline de Tsits, et vous les trouverez à l'extrémité de la vallée, en face du désert de Jeruel.
17 Vous n'aurez point à combattre en cette affaire: présentez-vous, tenez-vous là, et vous verrez la délivrance que l'Éternel vous accordera. Juda et Jérusalem, ne craignez point et ne vous effrayez point, demain, sortez à leur rencontre, et l'Éternel sera avec vous !
18 Josaphat s'inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent devant l'Éternel pour se prosterner en sa présence.
19 Les Lévites d'entre les fils des Kehathites et d'entre les fils des Koréites se levèrent pour célébrer d'une voix forte et haute l'Éternel, le Dieu d'Israël.
20 Le lendemain, ils se mirent en marche de grand matin pour le désert de Tekoa. A leur départ, Josaphat se présenta et dit : Écoutez-moi, Juda et habitants de Jérusalem ! Confiez-vous en l'Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis; confiez-vous en ses prophètes, et vous réussirez.
21 Puis, d'accord avec le peuple, il nomma des chantres qui, revêtus d'ornements sacrés, et marchant devant l'armée, célébraient l'Éternel et disaient: Louez l'Éternel, car sa miséricorde dure à toujours !
22 Au moment où l'on commençait les chants et les louanges, l'Éternel plaça une embuscade contre les fils d'Ammon et de Moab et ceux de la montagne de Séir, qui étaient venus contre Juda. Et ils furent battus.
23 Les fils d'Ammon et de Moab se jetèrent sur les habitants de la montagne de Séir pour les dévouer par interdit et les exterminer; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séir, ils s'aidèrent les uns les autres à se détruire.
24 Lorsque Juda fut arrivé sur la hauteur d'où l'on aperçoit le désert, ils regardèrent du côté de la multitude, et voici, c'étaient des cadavres étendus à terre, et personne n'avait échappé.
25 Josaphat et son peuple allèrent prendre leurs dépouilles; ils trouvèrent parmi les cadavres d'abondantes richesses et des objets précieux, et ils en enlevèrent tant qu'ils ne purent tout emporter. Ils mirent trois jours au pillage du butin, car il était considérable.
26 Le quatrième jour, ils s'assemblèrent dans la vallée de Beraca, où ils bénirent l'Éternel; c'est pourquoi ils appelèrent ce lieu vallée de Beraca, nom qui lui est resté jusqu'à ce jour.
27 Tous les hommes de Juda et de Jérusalem, ayant à leur tête Josaphat, partirent joyeux pour retourner à Jérusalem, car l'Éternel les avait remplis de joie en les délivrant de leurs ennemis.
28 Ils entrèrent à Jérusalem et dans la maison de l'Éternel, au son des luths, des harpes et des trompettes.
29 La terreur de l'Éternel s'empara de tous les royaumes des autres pays, lorsqu'ils apprirent que l'Éternel avait combattu contre les ennemis d'Israël.
30 Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés. "


Dans notre vie, nous sommes souvent assaillis par des épreuves; nous avons tous des combats à mener. Je ne connais pas de chrétien qui, lorsqu'il est devenu un authentique chrétien n'ait pas eu sur son chemin des combats à mener, des luttes à soutenir, car Satan ne veut pas se croire battu. Maintenant que nous sommes enfants de Dieu, il cherche à nous atteindre: cela va être des maladies, des accidents, des tentations, des épreuves, des calomnies, etc...Il y a des combats à mener. Josaphat est un roi qui veut vivre authentiquement dans la présence de Dieu, qui veut obéir au Seigneur. Il a régné de 870 à 846 avant Jésus-Christ et il a remporté une victoire magnifique. Mais plus que sa victoire, ce fut la victoire de Dieu. Cependant, Dieu a honoré la foi de Josaphat et si, lorsque nous sommes éprouvés, malmenés, par l'Adversaire, nous avons la bonne attitude devant le Seigneur, Dieu va honorer notre foi et quand notre volonté a pour objet la volonté de Dieu, alors tout change; Dieu a placé Josaphat dans l'épreuve afin de lui ouvrir le chemin de la victoire. On lit dans le psaume 118 au verset 8 : " Mieux vaut rechercher un refuge en l'Éternel que de se confier à l'homme ". Josaphat va se confier à l'Éternel et Dieu le bénit.

C'est une coalition qui s'est réunie et qui est en marche. Josaphat en est informé. Des nations guerrières, des nations hostiles à Juda, des peuplades bien armées, idolâtres qui célèbrent Moloch et qui offrent en sacrifice à cette idole des petits enfants, des peuples qui ont des villes fortes, des peuples qui sont pleins de haine, qui veulent se venger, qui convoitent les biens de Juda. Nous même, nous sommes soumis à l'épreuve, à la haine, à la méchanceté en tant que chrétiens. Nous sommes victimes de mensonges, d'injustices; avant notre conversion nous étions bien tranquilles : nous faisions ce que nous voulions, nous allions vers la mort, vers l'enfer, mais personne ne se mettait en travers de notre chemin; à partir du moment où nous sommes devenus chrétiens, l'Ennemi a voulu nous attaquer; il est dit dans la Bible : " Ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés " (2 Tm 3.12). Le Seigneur Jésus avait annoncé aussi à ses disciples, qu'ils seraient persécutés comme lui a été persécuté. Soulignons les réactions de Josaphat : elles sont de trois ordres.



Tout d'abord une frayeur légitime. On aurait pu dire que Josaphat aurait pu être blindé contre l'attaque. Le Seigneur ne nous demande pas d'être des disciples du stoïcisme qui réagisse par le mépris à toute attaque contre eux. Le Seigneur veut tout simplement que nous tirions les leçons des épreuves et que nous en recevions des grâces que nous n'aurions jamais connues autrement ; et tel d'entre-nous peut dire " Je suis passé par une épreuve terrible à un certain moment mais si je n'avais pas connu cette épreuve, je n'aurais pas connu aussi la façon magnifique dont le Seigneur a soutenu ma foi et m'a fait sortir de la difficulté ". L'apôtre Pierre écrit dans sa première épître en 1.6 en s'adressant à des chrétiens : " Puisque il le faut, vous êtes maintenant affligés par diverses épreuves ". En face de l'épreuve, tout d'abord Josaphat manifeste une frayeur légitime.
Puis, deuxième attitude, cette frayeur va le conduire à rechercher le Seigneur, à consulter Dieu; il va monter au Temple de Jérusalem et il va prier. Nous, dans l'épreuve, entrons dans le sanctuaire de Dieu, entrons dans la présence du Seigneur en Christ; le Seigneur a dit: " Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et là, prie dans le secret et Dieu le verra ". Nous, nous avons à chercher le Seigneur, à travers sa Parole en lisant la Bible, Dieu nous parlera à travers tel verset de la Bible et puis prions, méditons la Parole de Dieu, chantons des louanges au Seigneur et soyons de ceux qui se tiennent devant Dieu : lire la Parole et prier, sont deux démarches qui doivent être intimement liées; sinon, nous risquons, nous aussi, d'être vaincus par l'adversaire. Cherchons donc la face du Seigneur.


Alors qu'il était attaqué au plus haut point, David dit dans le psaume 27 au verset 1 : " L'Éternel est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? L' Éternel est le soutien de ma vie de qui aurais-je peur ? "
La troisième attitude de Josaphat, après la frayeur légitime, après la recherche du Seigneur, c'est de proclamer un jeûne pour le peuple et lui-même en tête, va s'abstenir de nourriture. Nous savons que les Juifs savaient ce qu'était que de jeûner parce qu'à la fête des expiations, un jeûne était publié, mais le jeûne accompagnait aussi bien souvent, l'humiliation et la confession des péchés. Et dans le Nouveau Testament, on apprend qu'il y a un jeûne des chrétiens; le Seigneur Jésus a évoqué le jeûne quand il a dit : " Cette sorte de démon ne sort que par le jeûne et la prière ". Nous savons que les apôtres ont observé le jeûne quand ils se tenaient ensemble avec d'autres et au cours de cette privation, le Saint-Esprit a dit : " Mettez à part Paul et Barnabas pour l'œuvre à laquelle je vous ai appelés ". Le jeûne se prolonge donc au-delà de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament.



Ce qui est important, ici, c'est qu'il y a une recherche totale; on peut dire qu'au moment du jeûne, Josaphat et tout ceux de son peuple expriment qu'ils renoncent à recevoir toute force humaine, matérielle, pour recevoir toute la puissance de Dieu, qui va se manifester : c'est un acte de foi. L'exemple de foi et de prière devient communicatif; nous avons lu au verset 4 : " Juda s'assembla pour évoquer l'Éternel et l'on vint de toutes les villes de Juda pour chercher l'Éterne " non seulement le roi mais tout le peuple. Et la prière de Josaphat est touchante dans sa simplicité; il honore le Dieu de l'univers qui a fait des promesses et dans sa prière il reprend ce qui s'est passé lorsque Salomon, au moment de la dédicace du temple avait prié Dieu qui avait répondu. Dans sa prière Josaphat dit : "Éternel, Dieu de nos pères, n'es-tu pas Dieu dans les cieux et n'est-ce pas toi qui domine sur tous les royaumes des nations ? ". Il exalte la souveraineté de Dieu, la toute puissance de Dieu. Sa prière est celle d'un homme de foi; comme Abraham, il vit par la foi. Il rappelle à Dieu les promesses que Dieu a faites à ceux qui l'invoquent au temple de Jérusalem : tu as dit ceci, je le crois. Il faut aussi que nos prières à nous se fondent sur les promesses du Seigneur; apprenons à connaître les promesses du Seigneur et alors nous deviendrons plus invulnérables aux coups de l'Adversaire; lorsque Satan voudra nous attaquer, il ne pourra rien parce que nous nous fonderons sur les promesses de Dieu.


C'est là la bonne attitude de Josaphat; et si Josaphat rappelle à Dieu les promesses qu'il a faites, ensuite il expose la situation et il recommande le sort du peuple de Juda au Seigneur. Il avoue sa faiblesse, son embarras; il va dire par exemple : " O Dieu, nous sommes sans force devant cette multitude nombreuse qui s'avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont sur toi ". À partir du moment où il compte sur la toute puissance de Dieu, celle-ci va se manifester.
Pour nous, il y a aussi des moments où nous sommes désemparés devant les événements qui peuvent se précipiter devant nous; et il est des moments où nous ne pouvons que dire : " Seigneur, je ne sais que faire ! Mais je compte sur toi et je sais que toi tu vas intervenir ". Ayons donc les regards sur le Seigneur.


Et puis que font tous ceux qui entendent le roi prier ? Lisons, verset 13 : " Tout le peuple se tenait debout devant l'Éternel avec leurs petits enfants, leurs femmes et leurs fils ". Ce qui frappe ici, c'est que les petits enfants sont cités en premier. N'est-ce pas de la bouche des petits enfants que le Seigneur veut tirer sa louange ? Et n'est-il pas bon que les enfants soient témoins de la prière de leurs parents et apprennent à prier dès leur jeune âge ? Je suis convaincu que les petits enfants de Juda qui avaient été instruits dans la foi, savaient aussi prier notre Dieu. Dans les actes des apôtres les petits enfants ont part au culte des familles. Paul nous rapporte comment il s'est trouvé sur le rivage ville de Tyr et trouva les petits enfants : " 5 Mais, lorsque nous fûmes au terme des sept jours, nous nous acheminâmes pour partir, et tous nous accompagnèrent avec leurs femmes et leurs enfants jusque hors de la ville. Nous nous mîmes à genoux sur le rivage, et nous priâmes " (Ac 21.5). J'aurais bien voulu être là et voir ces enfants prier avec les parents, avec l'apôtre Paul; quelle magnifique réunion de prière ! Et c'était aussi une magnifique réunion de prière avec Josaphat, avec tout son peuple.



Dieu va se manifester, Dieu va révéler sa pensée à travers un prophète, Jachaziel, qui va transmettre de la part de Dieu, des paroles très fortes, des paroles de connaissance et de sagesse; voilà ce qui va se passer et voilà l'attitude que vous devez avoir: ne craignez pas , ne soyez pas effrayés devant cette multitude; ce n'est pas vous qui combattrez, ce sera Dieu ! On peut dire que la prophétie entre dans la pensée même qui avait été exprimée dans la prière du roi Josaphat: nous sommes sans force contre cette multitude. Dieu répond : ne vous effrayez pas; ce n'est pas vous qui combattrez, ce sera Dieu. Et voici comment les choses vont se passer : descendez contre eux, ils vont monter par la colline, vous les trouverez mais vous n'aurez pas à combattre, présentez-vous, tenez vous là et vous verrez la délivrance que Dieu vous accordera. Tout est dit : la façon dont Josaphat et son peuple doivent procéder; c'est contraire au bon sens, mais le bon sens humain n'a rien à voir avec la pensée de Dieu. Certes cela ne veut pas dire que nous ne devions pas avoir du bon sens, mais en face de situations terribles et épouvantables comme celle dans laquelle se trouvait Juda, le bon sens ne pouvait absolument rien; mais Dieu pouvait agir et ici les promesses de l'Éternel sont là, à travers cette prophétie : Juda et Jérusalem, ne vous effrayez pas, demain sortez à la rencontre de vos envahisseurs, et l'Éternel sera avec vous.


La parole devait être reçue. Elle l'est parce que Josaphat croit; il s'incline, il a son visage contre terre, il reçoit cette parole comme venant de Dieu et c'est aussi la même chose pour ceux qui sont autour de lui. Les lévites et les chantres se lèvent maintenant pour glorifier Dieu. Notre Dieu veut nous parler à travers le Saint-Esprit; dans des situations difficiles il veut nous parler, il veut que nous soyons forts, il veut que nous soyons des vainqueurs; il va alors nous dire telle parole de connaissance, telle parole de sagesse, il va nous transmettre une parole prophétique.


Les lévites se lèvent pour célébrer d'une voix forte et haute le Dieu d'Israël; la louange avant le combat. Josaphat a cru la parole qu'il a entendue, lui et tout le peuple, les lévites--responsables des offrandes et de la vie du temple--tous adorent le Seigneur spontanément; ils marchent par la foi; ils ont la pleine conviction que ce que Dieu a promis, il l'accomplira. Tous ont foi dans la puissance de Dieu; tous se reposent sur cette parole de prophétie qui a été donnée. La marche par la foi est indispensable pour expérimenter la puissance de Dieu. Et nous, nous avons à découvrir la puissance de la louange. Ce n'est pas toujours quand nous prions que les victoires se remportent, c'est quand, après avoir prié nous chantons des cantiques, nous louons le Seigneur, nous faisons monter des paroles de louange.


Le Seigneur va entrer en action. Josaphat s'est mis en route; mais avant de partir il proclame un ordre du jour et il dit à son peuple : " Écoutez-moi, confiez-vous en l'Éternel votre Dieu et vous serez affermis, confiez-vous en ses prophètes et vous réussirez ". Le roi, tout son peuple croient à la Parole prophétique; il est important que tous soient d'accord. De même nous voyons que les apôtres lorsqu'ils subissaient les premières persécutions, tous comme un seul homme élevaient la voix vers Dieu. Car Dieu veut que son peuple soit uni. Josaphat va donc se mettre en route mais après avoir exhorté les gens de son peuple à croire, à avoir cette conviction qui est la sienne. Nous aussi, faisons comme Josaphat qui a compris le sens des épreuves permises par Dieu qui sont, répétons-le, indispensables pour que nous manifestions notre confiance dans notre Seigneur. Dans le livre d'Esaïe il est dit : " 3 A celui qui est ferme dans ses sentiments Tu assures la paix, la paix, parce qu'il se confie en toi. 4 Confiez-vous en l'Éternel à perpétuité, Car l'Éternel, l'Éternel est le rocher des siècles. 5 Il a renversé ceux qui habitaient les hauteurs, Il a abaissé la ville superbe; Il l'a abaissée jusqu'à terre, Il lui a fait toucher la poussière. " (Es 26). Nous-mêmes, nous avons à proclamer la victoire du Seigneur aux heures les plus difficiles et les plus douloureuses de notre vie. Le Seigneur bénit et honore ceux qui l'honorent. Dieu vient en divin appui en faveur de ceux qui s'appuient sur lui. Si nous nous appuyons sur le Seigneur, lui nous secourt d'une façon miraculeuse. C'est ce qui va se passer; les chantres vont célébrer les louanges de Dieu (Dieu nous a sauvés pour que nous chantions ses louanges : " 11 En lui nous sommes aussi devenus héritiers, ayant été prédestinés suivant la résolution de celui qui opère toutes choses d'après le conseil de sa volonté, 12 afin que nous servions à la louange de sa gloire, nous qui d'avance avons espéré en Christ. " (Ep 1-).


Voilà la part des gens de Juda : ils chantent les louanges de Dieu, et pendant ce temps, le Seigneur sème le désordre dans le camp des ennemis : les peuples qui s'étaient coalisés pour fondre sur Juda et l'anéantir, s'entre-tuent; il y a là un résultat extraordinaire : c'est une victoire totale pour Josaphat, sans coup férir. Voilà comment le Seigneur s'y est pris pour que Josaphat soit vainqueur. Et pour nous, lorsque nous sommes assaillis et que nous demandons au Seigneur comment il va faire pour nous délivrer, croyons simplement qu'il nous délivrera. Tous les moyens lui appartiennent et essayer d'énumérer les moyens auxquels nous pensons, ce serait presque limiter le bras du Seigneur, alors que sa puissance est illimitée.


Le résultat de tout cela, c'est le retour triomphant de Josaphat et du peuple à Jérusalem non sans avoir remercier le Seigneur : " 26 Le quatrième jour, ils s'assemblèrent dans la vallée de Beraca, où ils bénirent l'Éternel; c'est pourquoi ils appelèrent ce lieu vallée de Beraca, nom qui lui est resté jusqu'à ce jour ". C'est le cortège de la louange; au début, ils étaient partis dans la direction indiquée par Dieu, ils ont pris pied là où le Seigneur leur avait montré, ils ont pris position d'hommes non de guerre mais de foi. Le Seigneur nous appelle à ne pas être des hommes de guerre, mais à être des hommes et des femmes de foi.


C'est enfin le retour à Jérusalem dans la joie. Tous les hommes de Juda et de Jérusalem, avec à leur tête Josaphat, partirent joyeux vers Jérusalem, car l'Éternel les avait remplis de joie en les délivrant de leurs ennemis. Voyez la différence : d'un côté la terreur, la désolation, le massacre mutuel de tous ces païens qui s'étaient coalisés contre le peuple de Dieu, de l'autre côté c'est la louange, la joie, la bénédiction et la victoire. Il y a repos maintenant pour le peuple de Juda, car tous les autres royaumes sont paniqués : " 29 La terreur de l'Éternel s'empara de tous les royaumes des autres pays, lorsqu'ils apprirent que l'Éternel avait combattu contre les ennemis d'Israël. 30 Et le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos de tous côtés ". Après l'épreuve, c'est le temps du repos, c'est la paix, c'est le moment où le croyant peut faire le point en disant : " Seigneur, tu m'as secouru au temps convenable, tu m'as secouru par des moyens auxquels je ne pensais pas et qui sont les tiens, ce sont des moyens puissants et glorieux, je ne peux que proclamer ton Nom, faire monter vers toi ma louange ".


Pour conclure, ai-je besoin de dire que nous avons tous à marcher dans la victoire du Seigneur. Jésus a remporté la victoire pour nous, mais il nous a associés à sa victoire : " Vous aurez des tribulations dans le monde " dit Jésus " mais prenez courage, j'ai vaincu le monde " (Jn 16.33). (Ma victoire c'est votre victoire). Paul peut reprendre ces paroles à notre compte en disant : " Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés " Rm 8.37). Et l'apôtre Jean peut dire aussi : " La victoire qui triomphe du monde c'est notre foi " (1 Jn 5.4). Y a-t-il des ennemis qui se sont présentés sur notre route ? Y a-t-il encore des conflits dans notre vie spirituelle parce que l'ennemi nous assaille ? Y a-t-il des combats que nous soutenons depuis longtemps sans avoir eu encore la pleine victoire ? Nous tenons par la grâce de Dieu mais nous ne sommes pas encore sortis de nos difficultés ? Les passions contre lesquelles nous combattons nous reprennent de temps à autre ? N'y a-t-il pas quelque chose à faire ? Et bien si ! Souvenons-nous de Josaphat, reprenons ce chapitre, relisons-le et nourrissons notre foi de la façon dont Dieu est intervenu et croyons que, pour nous aussi, il y a une victoire. Pour nous personnellement, mais aussi pour notre assemblée. Le Seigneur nous appelle à combattre mais il a remporté la victoire pour nous; il veut que nous apprenions à nous reposer sur lui de tout.


Nous avons donc à nous approprier les termes de ce chapitre même et surtout dans les pires circonstances. Le Seigneur est le Dieu de Josaphat et je sais que, ce que le Seigneur a fait avec Josaphat parce qu'il a trouvé en lui un homme de foi, il le fera avec moi et avec nous dans la mesure où nous déploierons notre foi dans le Seigneur, dans la mesure où nous chanterons ses louanges, nous publierons la victoire qu'il va nous accorder. Puis nous le remercierons et le louerons pour la victoire qu'il nous aura accordée ; et après des temps de combat, nous connaîtrons aussi des temps de repos, de paix.
Et à travers cela, le témoignage de notre foi s'étendra à d'autres, tout autour de nous.

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L'oeuvre du Saint Esprit dans le croyant

Le fils de l'homme est maitre du sabbat

LE FILS DE L’HOMME EST MAÎTRE DU SABBAT

Matthieu 12.1-8 

 

Yves I-Bing Cheng, M.D., M.A.

www.entretienschretiens.com

 

 

Avez déjà entendu parler de la gloire du Seigneur Jésus? Si oui, savez-vous à quoi ressemble cette gloire? Dans la leçon d’aujourd’hui, nous voulons porter nos regards sur la gloire du Seigneur. Prions Dieu qu’il nous aide à percevoir au moins une partie de cette gloire divine. Dans ce processus, nous voulons approfondir notre communion avec Jésus et connaître davantage la nature de sa gloire.

 

La gloire du Christ

 

À cet effet, nous allons lire la Parole de Dieu en Matthieu 12.1-8. Pendant que je fais la lecture de ce passage, je vous invite à vous concentrer sur la personne de Jésus. Essayer de discerner la gloire du Christ à l’intérieur de ce passage.

 

Matthieu 12.1. En ce temps-là, Jésus allait par les blés, un jour de sabbat; et ses disciples avaient faim, et se mirent à arracher des épis et à manger.

2 Les pharisiens voyant cela, lui dirent, Voilà, tes disciples font ce qu’il n’est pas permis de faire en un jour de sabbat.

3 Mais il leur dit, N’avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, et ceux qui étaient avec lui;

4 comment il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger ni à ceux qui étaient avec lui, mais aux sacrificateurs seuls?

5 Ou, n’avez-vous pas lu dans la loi, que, le jour de sabbat, les sacrificateurs dans le temple profanent le sabbat et ne sont pas coupables?

6 Mais je vous le dis qu’il y a ici quelque chose de plus grand que le temple.

7 Et si vous aviez connu ce que c’est que, Je veux miséricorde et non pas sacrifice, vous n’auriez pas condamné ceux qui ne sont pas coupables.

8 Car le Fils de l’homme est maître du sabbat.

 

Dans ce merveilleux passage, Matthieu nous raconte que Jésus était en train de traverser des champs de blé, accompagné de ses disciples. Ceux-ci avaient faim. Alors ils décidèrent de satisfaire leur faim. Ils se mirent à arracher les épis pour en manger les grains. Nous avons vu dans la leçon précédente qu’il n’y avait rien d’illégal dans ce geste. En effet, la loi permettait à un individu de pénétrer dans un champ de blé appartenant à autrui et de se nourrir des grains provenant du blé (Deutéronome 23.25).

 

Le problème ne se situait pas dans l’action de manger du blé d’autrui. Le problème provenait du fait que c’était un jour de sabbat. Les pharisiens avaient les yeux rivés sur les disciples de Jésus et ils n’ont pas tardé à exprimer leur indignation. Ils dirent à Jésus, ‘Regarde tes propres disciples. Ils sont en train de faire quelque chose qui va à l’encontre de la loi.’ Les pharisiens ne faisaient pas allusion à l’action de manger. Selon eux, ce qui mettait les disciples dans l’illégalité, c’était la cueillette des épis durant un jour de sabbat. C’était d’accomplir un ouvrage que la loi interdisait de faire pendant le sabbat. Les pharisiens accusaient ainsi les disciples de ne pas respecter le sabbat.

 

Lire la suite la : http://www.entretienschretiens.com/025%20Le%20Fils%20de%20lhomme%20est%20maitre%20du%20sabbat%20-%20Mt%2012(1-8).htm

 

 

QUE DIEU  VOUS BENISSE



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