ESPOIR ET ENCOURAGEMENT

Il existe une légende Indienne qui raconte à peu près ceci: 
                      
Un jour, un jeune garçon qui se promenait rencontra sur son chemin un vieil homme, qui après discussion, lui proposa de lui offrir un sac, lui affirmant qu'il s'agissait d'un grand trésor. Il lui dit qu'il lui faudrait bien en prendre soin, car sa valeur était unique et ne pouvait être évaluée tant elle était grande.     
  
Perplexe, mais aiguisé par une incroyable curiosité, le jeune garçon accepta de prendre le sac, en promettant au vieil homme de bien en prendre soin. 
  
Après s'être serrés la main et avoir conclu leur marché, le vieil homme disparu au détour d'un sentier comme il était venu et le jeune garçon resta seul, un instant interdit, puis fébrilement, se dépêcha d'ouvrir le sac.  
  
Quelle ne fut pas sa déception quand après avoir renversé le contenu sur le sol, il constata avec amertume, qu'il ne s'agissait que d'un vulgaire tas de cailloux. Il se dit qu'on ne l'y reprendrait plus à faire confiance au premier inconnu qui passait, même si il s'agissait d'un vieil homme à l'allure respectable. 
  
Une fois sa colère et sa déception passées, ne sachant que faire, il s'assit sur le bord d'une rivière, et contempla le paysage qui s'étendait devant lui. Machinalement, il prit une de ces pierres qui était à côté de lui et la jeta le plus loin possible dans le fleuve. Prenant plaisir à ce jeu, il reprit d'autres pierres et les jeta tour à tour de toutes ses forces, le plus loin possible dans la rivière. Elles étaient de couleur sombre et de forme irrégulière, sans aucune beauté, mais au moins il leur avait trouvé une utilité pour cette journée ! 
  
A un moment donné, une des pierres qu'il jetait dévia de sa trajectoire pour aller frapper un rocher, plutôt que de s'engloutir au milieu de cours d'eau comme toutes les autres l'avaient fait avec un petit  bruit sourd. La pierre ricocha et vint se briser en deux morceaux sur le bord sablonneux du fleuve. Un léger éclat attira soudain l'attention du jeune garçon qui se leva d'un bond et avança en courant vers ce qui restait du caillou qu'il avait jeté quelques instants plus tôt.  
  
Le choc avait ouvert la pierre qui révélait soudain en sa face interne de nombreux cristaux  aux couleurs multiples étincelant de mille feux,... Des cristaux ! 
  
Le vieil homme n'avait pas menti, ces pierres valaient une fortune ! Le coeur soudainement oppressé, le jeune garçon regarda avec angoisse derrière lui ce qui restait du tas et vit avec désespoir seulement un faible nombre de pierres clairsemées sur le rivage... 
  
Il en avait jeté tellement ! Le courant, très fort à cet endroit ne permettait aucun espoir quant à l'éventualité de pouvoir en retrouver quelques unes... Elles étaient toutes ou presque, irrémédiablement perdues.  
  
Au même moment, revint à sa mémoire les paroles du vieil homme qui lui disait de bien en prendre soin, et sa réponse résonna tristement en son esprit... 
  
Quelle ironie !  
  
Cette histoire est un peu celle de chacun de nous, quand nous ne prenons pas au sérieux les avertissements de l'Ecriture qui nous rappellent que chaque jour vécu est une grâce imméritée, un cadeau Divin qui détermine notre éternité future !  
Nous ne réalisons pas pleinement leur valeur et ce n'est souvent que, confrontés à la maladie ou a un décès que nous réfléchissons au sens de notre vie. 
  
L'Ecclésiaste nous rappelle au chapitre 7 versets 2 & 4: 
  
«Mieux vaut aller dans une maison de deuil que d'aller dans une maison de festin; car c'est là la fin de tout homme, et celui qui vit prend la chose à coeur...Le coeur des sages est dans la maison de deuil, et le coeur des insensés dans la maison de joie». 
Tel le fils prodigue, qui dans sa détresse se reprit et réfléchit aux conséquences de  ses choix, il est bon pour nous de nous asseoir et de faire le point sur notre marche avec Dieu.  
Quel est mon état d'esprit ? Est-ce que je vis ma vie pleinement conscient de mon état de racheté ? Suis-je dans la joie que donne la communion du Saint-Esprit ? Quelles sont mes préoccupations ? 
Quel est l'appel de Dieu sur ma vie? Suis-je en train de le vivre ? Ou ais-je laissé de mauvais conseillers m'en détourner, me convaincre que «cela ne marcherait jamais ?»  
Que sont devenus tes dons ? Les utilises-tu ? Poursuis-tu les rêves que Dieu avait mis sur ton coeur ?  
Si le salut en Jésus Christ est gratuit, la vie de disciple nous coûte tout ce que nous sommes: Mourir à nous-mêmes, à nos projets...mais pour entrer pleinement dans ceux de Dieu pour nos vies !  
Alors, vivons chaque jour comme un trésor précieux donné par notre Sauveur, pour accomplir sa volonté! 
Eric vincent Dufour
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Pardonner oui ...... Mais

Le pardon, quelle notion difficile pour la femme d’un sexolique. Mélangé avec d’autres émotions telles que la colère, le sentiment de trahison, le découragement et bien d’autres, le pardon a parfois bien de la difficulté à faire sa place. Dans mon parcours, j’ai souvent eu à faire face à bien des objections. Une partie de moi a longtemps refusé de pardonner. Pourquoi pardonner? Quoi pardonner? Quand pardonner? Comment? Combien de fois? Qu’est-ce que le pardon? Je me propose de décortiquer ce que j’ai découvert au niveau du pardon ces dernières années.

 

J’ai eu l’occasion de discuter avec différentes conjointes de dépendants sexuel ces dernières années. La plupart d’entre elles voulaient que leur couple réussisse, mais tout comme moi, avaient beaucoup de difficultés avec le pardon. J’ai entendu et parfois formulé toutes sortes d’objections : Après tout ce qu’il m’a fait… Je peux pardonner beaucoup, mais cette chose là en particulier… Oui, mais à condition qu’il ne recommence pas… Lui pardonner, oui mais c’est comme si je lui disais que j’acceptais la situation… Il ne mérite pas mon pardon… C’est bien beau, mais il n’est même pas repentant… Je voudrais lui pardonner, mais je ne me sens pas capable de lui pardonner…

 

» Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ. » (Éphésiens 4, 32)

 

 

 

Pourquoi pardonner? D’abord, parce que c’est la volonté de Dieu. Il le répète partout dans sa Parole. Dieu désire tellement qu’on se pardonne les uns les autres, qu’il nous met même en garde si on refuse de pardonner.

 

» Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi; mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses. » (Matthieu 6, 14-15)

 

Donc, pardonner pour être à notre tour pardonné. « Oui, mais ce qu’il m’a fait est bien plus grave. Je ne fais pas d’aussi gros péchés… » Cependant, devant Dieu, tous les péchés méritent le même sort.

 

» Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Jacques 2, 10)

 

» Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3, 23)

 

Mais pourquoi Dieu veut-il tant que nous pardonnions? Parce que Dieu est amour et que l’amour ne peut cohabiter avec l’amertume. Mais aussi, parce que Dieu est notre Père aimant et qu’il désire nous voir heureux. Il sait qu’en ne pardonnant pas, c’est notre propre vie qu’on empoisonne. Ça c’est sans compter que, malgré nous, on contribue au malheur de ceux qui vivent près de nous. Les enfants ressentent les effets du non-pardon et ils en font souvent les frais.

 

De plus, dans le cas précis de la dépendance, ne pas pardonner ne fait qu’empirer la situation. J’ai appris qu’une des caractéristiques des dépendants est leur incapacité à se pardonner eux-mêmes. Ils ne l’avoueront pas nécessairement, mais ils détestent plus que nous ce qu’ils sont. La haine qu’ils se vouent parfois est tellement insupportable qu’ils cherchent à la transposer sur ceux qui les entourent ou à la fuir encore davantage. Ne pas leur pardonner et leur dire ouvertement, c’est comme rajouté dans le poids de leur propre culpabilité et par ricochet, favoriser ce qu’on voudrait voir cesser.

 

 

 

Combien de fois pardonner?

 

» Alors Pierre s’approcha de lui, et dit : Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à septante fois sept fois. » (Matthieu 18, 21-22)

 

» Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant : Je me repens, -tu lui pardonneras. » (Luc 17, 4)

 

Dieu nous demande de pardonner à l’infini. On pourrait penser que c’est injuste. Mais quand on y regarde de plus près, n’avons-nous pas nous-mêmes des « petits » péchés que nous commettons encore et encore. De plus, ce n’est pas parce que la faute est pardonnée que Dieu ne « dealera » pas avec le pécheur. Il faut faire confiance que Dieu s’occupe de notre situation et qu’il travaille le coeur de notre conjoint. Et Dieu est un Dieu de justice. Il saura bien récompenser notre obéissance face au pardon.

 

 

 

Quand pardonner ? Puisque le pardon est avant tout quelque chose qu’on fait pour soi-même et pour Dieu, afin de ne pas vivre avec le poids de l’amertume, je répondrais, en tout temps. Ce pardon-là, c’est celui qu’on fait au niveau de notre coeur, que l’autre soit repentant ou pas. Mais à un niveau plus pratique, je dirais chaque fois que notre conjoint nous demande de lui pardonner, et ce, peu importe son niveau de repentance. Ce n’est pas à nous d’en juger. De la même façon, Dieu est fidèle à nous pardonner lorsqu’on le lui demande.

 

 

 

Quoi pardonner? Tout.

 

» (La charité ou amour) elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. » (1 Corinthiens 13, 7)

 

N’est-ce pas exagéré? On pourrait tout de même penser qu’il y a des choses impardonnables? Pardonner ne veut pas dire supporter béatement, sans rien faire, une situation intolérable. On peut pardonner tout en agissant sur la situation. Par exemple, on peut en venir à pardonner un abus sans pour autant rester à la merci de l’abuseur. Le pardon est une attitude du coeur. Je dirais même que le pardon finit par nous donner une certaine force, notamment en nous aidant à nous débarasser des émotions paralysantes. La conférencière Joyce Meyer a écrit une phrase très à propos : « La haine, lorsqu’on refuse de pardonner, c’est comme avaler nous-même un poison et espérer que notre ennemi en meurt, alors que ce n’est qu’à nous qu’on fait du mal. »

 

 

 

Qu’est-ce que le pardon? Le choix qu’on fait consciemment de ne pas tenir rancune à quelqu’un des torts qu’il nous a faits. Ça ne veut pas dire que ce qu’il a fait est acceptable. Ça ne veut pas dire qu’il a notre permission pour recommencer. Ça ne veut pas dire qu’on ne se protègera pas, si nécessaire, de la personne. Ça ne nous oblige pas non plus à entretenir une quelconque relation avec cette personne-là. C’est surtout une disposition du coeur que l’on choisit de prendre.

 

Cependant, pardonner, ce n’est pas seulement dire : « Je te pardonne. » Il faut également faire attention que nos actions ne démontrent pas l’inverse. Ça signifie, entre autre, ne pas maudire ou parler en mal de la personne, même si on croit qu’elle le mérite.

 

 

 

Comment pardonner? Les émotions négatives deviennent tellement intenses parfois, lorsqu’on vit avec un sexolique, qu’on ne sait plus trop comment arriver à pardonner. J’ai appris qu’on n’a pas besoin de se sentir capable de pardonner pour le faire. Il suffit d’accepter de le faire et de demander l’aide de Dieu pour le reste. Il est fidèle à nous donner la force nécessaire de pardonner et nos émotions finissent par suivre.

 

« C’est Dieu qui me ceint de force, Et qui me conduit dans la voie droite. » (Psaumes 18, 32)

 

Un truc qui aide à pardonner, c’est de prier pour celui qui nous a blessé. On ne peut pas entretenir longtemps de l’amertume lorsqu’on prie pour quelqu’un. Ça ne veut pas dire qu’on prie pour qu’il soit bénit matériellement ou physiquement, mais bien spirituellement. Bref, c’est prier pour le changement de son coeur.

 

» Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » (Matthieu 5, 44)

 

 

 

En terminant, je vous le concède, le pardon est un des éléments les plus difficiles de la vie chrétienne. Mais si on les lui confie, Dieu prend nos fardeaux et nous les rends légers. Il est fidèle à relever notre tête et à nous ceindre de sa force, si on le lui demande. Je puis tout par celui qui me fortifie, notamment pardonner les offenses de mon conjoint. Je vous souhaite de trouver le bonheur sur le chemin du pardon et de l’amour.

 

» L’homme qui a de la sagesse est lent à la colère, Et il met sa gloire à oublier les offenses. » (Proverbes 19, 11)

 

source : http://parsagrace.wordpress.com/2010/03/05/pardonner-oui-mais/

 

 

Je voudrais vraiment confirmer lorsqu'elle dit : Un truc qui aide à pardonner, c’est de prier pour celui qui nous a blessé. On ne peut pas entretenir longtemps de l’amertume lorsqu’on prie pour quelqu’un. C EST VRAI

La leçon de l'Aigle juin 2011

Bonjour

Hier j'ai eu la surprise de rencontré une soeur en Christ que je voyais dans mon ex-assemblée, dans un lieu ou j'ai l'habitude de faire des courses, alors pour la plupart ils nous posent tous la même question, tu vas dans quelle assemblée..? Comme si c'etait un standard que chaque chrétien soit enfermé dans une eglise.

Bien sur je lui dit on va dans aucune, et lui parle qu'on est mieux chez nous a le prier et avoir une communion personnelle avec Lui, elle m'a tout a fait compris et a été trés ouverte.... dans mon for intérieur j'ai glorifié Dieu.

Je souhaite a tous de comprendre et de passer par cette remise en question comme celle-ci que je connais si bien :

"C'est Dieu qui te fait rajeunir comme l'aigle !" Psaume 103.5

Ce texte peut demeurer assez mystérieux si vous n'allez pas faire un minimum de recherches concernant la vie de l'aigle ! C'est ainsi que vous apprendrez qu'il est l'un des mammifères dont la longévité est la plus importante, au moins 70 ans ! Mais vous découvrirez aussi que pour vivre jusque-là, il doit passer le cap des 40 ans !

Je crois que tôt ou tard, Dieu provoquera des circonstances dans votre vie comme dans la mienne, dans le seul but que nous nous remettions en question !

A 40 ans, l'aigle royal est confronté à une crise existentielle sans équivalent dans la nature ! La corne de son bec est devenu si épaisse et tellement recourbée, qu'il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu'il est incapable d'attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu'il ne peut plus voler ! Alors, un choix s'impose à lui : soit il meurt de faim très rapidement, soit il s'isole très haut, là-haut dans la montagne ! Dans ce second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant 3 longs mois. Il frappera d'abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu'au moment où son bec cassera afin qu'un autre puisse repousser ! Avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l'une après l'autre et en laissera pousser d'autres, et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves ! Une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser !

Rajeunir comme l'aigle prend donc tout son sens, lorsque l'on connaît cette explication. N'est-ce pas ?

Je crois que tôt ou tard, Dieu provoquera des circonstances dans votre vie comme dans la mienne, dans le seul but que nous nous remettions en question ! Peut-être bien qu'un isolement provoqué par une épreuve, une difficulté, vous conduira à voir votre bec être brisé, vos serres arrachées, votre plumage faisant l'admiration de tous, arraché ! N'ayez surtout pas peur ! Acceptez le chemin de la remise en question, il est salutaire, c'est le chemin du rajeunissement, d'un nouveau départ, d'une nouvelle naissance ! Sans cela, vous mourriez si vite !

N'empêche qu'il vous appartiendra toujours de l'accepter ou de le refuser ! Désormais, vous savez où Dieu veut vous attirer, vous conduire et vous connaissez un peu mieux ses objectifs avec vous ! Alors, l'aigle après ce processus reprend son vol, c'est le vol d'un nouveau départ ! Et vous, seriez-vous d'accord pour vous laisser conduire dans une aventure nouvelle avec votre Dieu ?

Une décision pour aujourd'hui

Seigneur je veux rajeunir comme l'aigle ! Amen.

Samuel Foucart

 

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URGENCES

URGENCES

 

Nous pouvons passer notre temps et notre énergie à régler les problèmes qui se présentent à nous au jour le jour. Nous pouvons voir défiler les années sans réelle stratégie de construction, d'équilibre et de progression spirituelle.

Notre emploi du temps « surbooké » peut finir par gouverner notre vie. Le challenge de chaque jour est alors de répondre à l'urgence.

Un peu comme les urgences des hôpitaux qui sont de plus en plus assaillies et qui manquent cruellement de personnel… Avez-vous déjà vu la série télévisée « Urgences » ? Ils courent de partout et passent leur vie à l'hôpital, tout tourne autour de leur travail et ils n'ont pas vraiment de temps pour s'occuper sérieusement de leur vie privée…

Attention : vous ne pouvez pas passer votre existence à vous occuper des urgences si votre propre vie est à l'abandon… Même si c'est pour vous occuper des autres !

Un petit conseil : commencez vos journées par un temps au calme avec Dieu. Redécouvrez la lecture et l'étude journalière de la Bible. Louez Dieu pour toutes choses puis présentez-lui vos besoins, vos objectifs et les défis de la journée. Débusquez les choses inutiles et gourmandes en temps, faites le tri.

Col 4:5 Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors, et rachetez le temps.

Reprenez les commandes de votre temps !

Bertrand Colpier

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ETRANGLE

Ces choses peuvent altérer l’essence de ce que nous sommes.

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Je savais que cela arriverait un jour.

Avec un grand bâillement je me suis assis devant mon ordinateur et j’ai posé avec soin ma tasse de café fumant, sur le bureau. Son odeur exquise me retira lentement de mon sommeil.

Soudain, quelque chose se frottait contre ma jambe. Le chat ? Je n’ai pas de chat !!!

J’ai regardé sous mon bureau et là, horreur, je vois que le câble d’alimentation de mon ordinateur, comme un serpent mince, enlace ma jambe. J’ai poussé un cri aigu comme une petite fille et j’ai sauté, essayant de m’en défaire. Mon ordinateur se fracassa sur le sol.

Finalement je me suis libéré mais j’ai vu que les six câbles qui partaient de la multiprise, se tordaient comme des vers de terre fous. Ils venaient à la vie ! Le câble de l’imprimante, celui du fax, du scanner et d’autres encore, étaient enchevêtrés et ils bougeaient tous.

J’ai hurlé car, soudain, j’ai compris qu’ils s’en prenaient à moi. Leurs prises se tournaient vers moi comme s’ils avaient enfin épié leur petit déjeuner.

J’ai couru en bas, deux marches à la fois, essayant de sauver ma vie. Pourtant mon coeur s’est presque arrêté de battre quand j’ai vu ce que j’ai vu dans le salon. La télévision était ligotée par des câbles, des fils et des cordes qui se tortillaient dans tous les sens—des câbles de dvd, magnétoscope, satellite, télé, etc.

Je me suis arrêté net devant ce spectacle et tout d’un coup, les prises sinistres de ces câbles se dressèrent vers moi, comme des serpents électriques tenant en respect leur victime. J’ai crié encore et j’ai couru dehors, prenant les clefs de la voiture dans l’entrée de la maison.

Mais, hélas, plus d’espoir parce qu’à l’intérieur de ma voiture des câbles bougeaient—câbles et fils de GPS, des cordons d’alimentation du téléphone portable, etc.

Mon ami, comment décrire mon désarroi ? Je suis tombé à genoux et puis je me suis allongé par terre tandis que tous ces câbles de la maison, du bureau et de la voiture m’ont attrapé et puis m’ont lié, me serrant si fort que la vie est partie de mon corps pleurant.

Bon, une petite confession. Peut-être que cette histoire n’est pas vraie.

Mais, suis-je la seule personne qui se sente envahie par des câbles, des cordons et des fils ?

Mais, suis-je la seule personne qui se sente envahie par des câbles, des cordons et des fils ? Cela nous change ? Retour à novembre 2010. Beaucoup de choses essaient de s’accaparer de notre temps—le travail, la télé, toutes sortes de médias—la plupart des choses sont bonnes ou presque.

Mais, tout cela peut entourer notre coeur et notre vie pour nous serrer si fort qui la vie s’éteint. Si nous ne faisons pas attention, ces choses peuvent altérer l’essence de ce que nous sommes. Et au plus profond de nous, le coeur a faim. Nous avons tellement grignoté des chips et du chocolat que notre corps revendique une nourriture solide.

Que faire ?

« Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L’Éternel des armées est avec nous, Le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. -Pause. » Ps. 46:10,11, version Segond. « Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu: je serai exalté parmi les nations, je serai exalté sur la terre. » Version Darby.

Pour être tranquille au centre de vous-même, vous devez programmer un temps chaque jour pour échapper aux câbles. Parfois, vous devez échapper toute une journée ou des journées, ou même des semaines, en laissant les câbles dormir.

Autrement le vrai « vous » en Dieu pourrait être subtilement changé, même dénaturé par ces attaques constantes des câbles. Certains d’entre nous, avons besoin de débrancher ces trucs attirants mais tyranniques et de reprendre notre vie en main.

Hummm ...
« Si vous traitez un expert comme un débutant, vous allez échouer. » Seth Godin

 

 

DAVID PORTER

 

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AUX SOLDATS DE JESUS CHRIST

Aux soldats de Jésus Christ


J’aimerais transmettre une autre lettre du Commandant JESUS CHRIST à tous ses soldats en ces temps difficiles.

« Gloire et Honneur à notre Père qui est aux cieux, toute la louange à son Saint Nom !

Je vous salue mes soldats, je suis votre Commandant, Jésus Christ de Nazareth, j’aimerais vous adresser des mots d’encouragement pendant ces temps de combats rudes.

Les temps sont mauvais, l’ennemi est plus que déchaîné, le combat est de plus en plus rude pour vous, mais rien n’est encore joué tant que vous êtes encore vivants Ephésiens 6:13.

Mes soldats, vous êtes en mission et vous êtes en plein dans le combat, prenez conscience de cela ; le temps n’est pas à être distraits ou à faiblir, c’est un grand prix qui est en jeu : le SALUT DE VOTRE ÂME.

Personne n’oserait sacrifier son salut pour rien au monde Marc 8:37.

Le combat que vous menez, est un combat certes difficile, mais j’ai mis tout à votre disposition pour le remporter. Gardez votre armure complète, tenez votre épée entre les mains et persévérez dans le combat. Il vaut mieux mourir l’épée à la main, que de perdre la vie dans le découragement et l’abandon.

Vous avez le pouvoir de remporter la victoire, le pouvoir de marcher sur les serpents, les scorpions et sur toute la puissance des ténèbres en mon NOM puissant Luc 10:19 . L’ennemi vous fera la guerre, mais il ne vous vaincra pas, mais seulement si vous persévérez dans le combat, sans lâcher prise.

Milles fois vous tomberez, milles fois levez-vous, et continuez à combattre ; car le plus important dans un combat, n’est pas de ne pas tomber, mais, c’est de pouvoir se rélever à chaque fois qu’on tombe et de manière immédiate, de peur que l’ennemi n’en profite pour vous vaincre et vous ôter la vie par la suite.

L’ennemi use de plusieurs stratégies pour vous combattre, pour cela, vous devez être prêts en tout temps, veillez sur vos vies, sur vos divers sens, sur vos habitudes, sur vos fréquentations ; qui sont des fois, des moyens que l’ennemi utilise pour vous tendre des pièges. Ne dormez plus des deux yeux, car l’ennemi ne dort pas du tout et il rôde comme un lion rugissant cherchant un moment favorable pour vous dévorer.

Vous savez que sans la sanctification, personne ne pourra voir Dieu; alors que celui qui vit dans le péché, recherche la sanctification avec persévérance sans se relâcher; et que celui qui se sanctifie, se sanctifie encore plus, car les temps sont mauvais et Je Reviens bientôt.

Soyez fortifiés mes soldats, je suis conscient de l’ampleur du combat et de sa dureté, mais je sais que vous pouvez remporter la victoire par Mon PUISSANT NOM.

Combattez le bon combat, sortez des combats dirigés contre la chair et le sang, car vous n’avez pas à lutter contre ces choses là, mais vos combats doivent être orientés contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde des ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes Ephésiens 6:12.

Savez-vous que vous avez un grand pouvoir entre vos mains, une très grande autorité en vous, mais plusieurs l’ignorent. Vous êtes des enfants redoutables ; Avec les armes que je vous ai données, vous pouvez faire des ravages considérables dans le camp ennemi Actes 1:8.

En plus de ne pas vous laissez vaincre par l’ennemi, vous avez vos frères et vos sœurs à libérer, car l’ennemi les maintient captifs. Allez-y, brisez les chaînes, libérez les captifs, propagez la lumière dans les vies et occupez-vous des blessés, leurs communiquant l’amour et la charité Luc 4:18.

Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière.Romains 12:12

Mes soldats, je vous dis encore : fortifiez-vous, garder toujours la foi et l’espérance en Moi, ne baissez jamais les bras, continuer à combattre, car le combat continue. Je reviens très bientôt mettre fin à tout cela, et je prendrai avec moi ceux qui auront combattu le bon combat jusqu’à la fin 1 Timothée 6:12.

A notre Père qui est aux Cieux, la gloire, la puissance et toute la magnificence !
Amen !

Jésus Christ, votre Seigneur !                   nycodem.net

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Si on te frappe sur la joue droite présente lui ta joue gauche.....

« Si quelqu’un te frappe sur la joue droite,
tends-lui aussi la gauche »
méditation biblique sur l’éthique du sermon sur la montagne

Michel JOHNER*

 

 

Lectures bibliques : Matthieu 5:1-10, 13-17 et 38-48, Romains 12:17-21

Le texte des Béatitudes que nous venons de lire, dans l’évangile de Matthieu, débouche directement sur l’injonction des versets 13 et 14: « Vous êtes le sel de la terre », dit le Seigneur à ses disciples, « mais si le sel devient fade, avec quoi le salera-t-on? (…) C’est vous qui êtes la lumière du monde. »
Après tout ce que Jésus vient de dire, dans les Béatitudes, de cette humilité du cœur, de ces larmes, de cette expérience de la persécution qui seront, ici-bas, le lot de ceux qui hériteront du Royaume de Dieu, Jésus, paradoxalement, déclare ces « pauvres en esprit » être le « sel de la terre » et la « lumière du monde »! Deux images pour dire l’impact bénéfique et décisif que les enfants de Dieu sont appelés à avoir sur ce monde. Curieusement, alors que ce monde les rejette, alors qu’il ignore le plus souvent la réalité de leur béatitude, et même oppose à leur témoignage une résistance farouche, c’est bien là que les disciples du Christ sont appelés à jouer le rôle de sel et de lumière.

La foi chrétienne n’engage pas ceux qui l’embrassent à se désolidariser du monde présent, et encore moins à vouloir s’en extraire, sous prétexte que celui-ci serait hermétique à l’Evangile. Au contraire! La vocation chrétienne les appelle à s’y engager, à s’y investir mieux que personne.
Par allusion à une autre image biblique, celle du levain, le chrétien ne pourrait pas davantage s’extraire du monde, dans lequel il vit, que le levain ne pourrait être extrait de la pâte qu’il est en train de faire lever. Bon gré mal gré, c’est là sa place et son rôle.

Remarquez également que le sel n’est pas un goût en soi, recherché pour lui-même. Jamais personne n’a avalé une cuillère de sel pour le seul plaisir de manger du sel. Le sel n’est apprécié qu’en tant que soutien, qu’en tant que révélateur d’un autre goût, d’une autre saveur, en l’occurrence celle du monde, celle de la création de Dieu.

La lumière, de même, ne nous intéresse pas pour elle-même, mais parce qu’elle nous révèle autre chose: toutes les formes et toutes les couleurs que l’obscurité, autrement, nous déroberait, que nous ne pourrions deviner qu’à tâtons et confusément.

Si Jésus désigne ses disciples comme étant sel de la terre et lumière du monde, c’est pour exprimer la conviction qu’eux seuls, à ses yeux – par l’Evangile dont ils sont porteurs et/ou par la réconciliation dont ils sont les ambassadeurs -, sont susceptibles de redonner à un monde affadi, de révéler à nouveau à un monde devenu insipide, son goût véritable.
La Loi et l’Evangile
Cette perspective étant posée, c’est alors que la mise au point faite par Jésus au verset 15 prend un relief tout particulier: « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les prophètes, je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. »
Entre l’Evangile et la Loi, entre l’œuvre de libération (et de réconciliation) accomplie par Jésus et les préceptes de la Loi morale révélée par Moïse, il y a une profonde complicité. L’œuvre accomplie par Dieu, en Jésus-Christ, ne consiste pas à bâtir un nouvel édifice à côté des ruines d’un ancien édifice (qui serait, en l’occurrence, l’enseignement de la Loi morale) mais, au contraire, à restaurer, à accomplir, à parachever l’ancien édifice, à poser la dernière pierre du seul et unique édifice que Dieu ait jamais voulu construire dans l’histoire des hommes.
Pour prendre une autre image, on pourrait dire que la Loi et l’Evangile sont comme les deux mains de Dieu: ce que d’une main, sa Loi, Dieu ordonne, de l’autre, son Evangile, Dieu le donne! Pour nous conduire à notre enrichissement personnel, la Loi et l’Evangile, dans la pédagogie divine, se donnent mutuellement la main, ils s’éclairent et s’impliquent mutuellement.
A tel point que la Loi et l’Evangile deviennent incompréhensibles l’un sans l’autre. Nous sommes incapables de comprendre ce que Jésus-Christ est venu faire sur la terre, avant de connaître la Loi qu’il s’est donné pour mission d’accomplir. Et la Loi, à son tour, appelle l’Evangile comme le dénouement (ou comme l’issue) du drame dont elle est le révélateur. La Loi est un pédagogue, dit l’apôtre Paul, qui nous conduit au Christ (Ga 3:24).
De telle sorte que chacun des préceptes de la Loi morale de l’Ancien Testament, passant par les lèvres du Christ (le cinquième chapitre de Matthieu nous en donne de nombreux exemples), devient, pour le croyant, une glorieuse promesse! Cette parole désigne alors, à ses yeux, la nature et l’étendue de la liberté à laquelle le Seigneur veut élever ses enfants, au travers de sa grâce et de l’œuvre progressive de sanctification et de régénération qu’il entreprend dans leur vie.

Que le mal soit vaincu par le bien

Ayant ainsi défini comment s’articulent, dans la pensée de Jésus, la Loi et l’Evangile, nous sommes alors en mesure d’entendre pour ce qu’il est le fameux « précepte évangélique » exprimé dans la dernière partie de ce chapitre: « Vous avez entendu qu’il a été dit ‹œil pour œil et dent pour dent›, mais moi je vous dis de ne pas résister aux méchants, si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre! »

(Que le lecteur prenne ici le temps de lire, en Matthieu 5, les versets 38 à 45 et 48,
ainsi que Romains 12:17-21, qui développe des idées analogues et complémentaires!)

Encore une fois, ici comme dans les cinq exemples précédents, il ne s’agit pas, pour Jésus, d’invalider la Loi ancienne (en l’occurrence la Loi du talion), mais de conduire son principe à sa perfection.

Souvent, aujourd’hui, on se réfère à la Loi du talion comme à une loi sanguinaire et barbare, en perdant de vue que celle-ci, en réalité, représentait la consécration d’une forme de progrès, tout à fait révolutionnaire par rapport aux mœurs barbares de l’époque où elle a été formulée: pas plus d’un œil pour un œil, ou d’une dent pour une dent!
Pour l’offensé, c’était déjà, sous la Loi du talion, un grand progrès que d’apprendre à tempérer sa vengeance et à la contenir dans les limites de l’équité. Mais – et c’est en cela que Jésus ajoute une pierre sur cet édifice – ce sera un progrès plus grand encore que d’être rendu capable, par l’Evangile de Jésus-Christ, de pardon et d’abnégation, au point, après avoir été frappé sur la joue gauche, d’avoir la capacité de tendre la joue droite.
Disant cela, Jésus invite ses disciples non à reculer, mais à progresser d’un pas de plus, sur le chemin qui avait été tracé par Moïse. Celui qui veut se comporter, en ce monde, en fils du Royaume, et se comporter comme Dieu lui-même (verset 48), ne peut pas se contenter de la simple équité dans la répression du mal (aussi légitime soit-elle). Sa prière et son espérance seront plus ambitieuses: que le mal puisse être vaincu par le bien, et le méchant transformé à son tour à l’école de Dieu. Que la grâce fasse de lui un nouveau citoyen du Royaume!

Cette parole révèle aux croyants jusqu’où veut/peut aller, ici bas, la liberté prophétique des enfants de Dieu, dans leurs relations sociales. Il est notable que le comportement désigné par ce précepte implique, de la part de l’offensé, une maturité spirituelle réelle. Il suppose que le Saint-Esprit ait déjà fait une œuvre de régénération dans sa vie. En particulier, que les questions d’amour-propre, dont les hommes sont généralement prisonniers, aient été comme désamorcées au travers d’une rencontre personnelle avec le Christ. Celui dont Jésus parle, ici, est un croyant qui a été libéré de la préoccupation de soi, et qui a acquis suffisamment d’assurance, dans la grâce, pour ne plus être déstabilisé par les agressions extérieures qu’il subit. Cette injonction, encore une fois, résonne dans le cœur du disciple comme une glorieuse promesse. Il la reçoit comme la révélation du degré de liberté auquel le Saint-Esprit travaille à l’élever, à l’école de Dieu. Il est l’indication du comportement prophétique auquel Dieu travaille à l’élever dans le temps présent.
C’est pourquoi, au lieu de parler du précepte évangélique en terme de Loi, il serait sans doute préférable de le faire en terme de liberté, pour souligner que le comportement désigné ne saurait être confondu avec un devoir (au sens d’une dette) ou avec un dû (au titre d’un droit), et pour préciser qu’il ne peut être que le fruit de l’amour, de la liberté et de la gratuité auxquels le Saint-Esprit travaille à élever les enfants de Dieu.
Le droit, quant à lui, s’arrête aux limites de la Loi du talion. Tout ce qui est en deçà du talion ne peut relever que du don et de la générosité personnelle. Ce sont des comportements auxquels personne ne saurait être contraint, au titre du droit, ni d’ailleurs contraindre les autres.

En outre, si je constate que d’autres frères dans la foi, autour de moi, n’ont pas encore atteint ce degré de détachement et de générosité, qui serais-je pour le leur reprocher? Si un chrétien demande réparation pour dommage subi, personne ne pourrait le lui reprocher. La Parole de Dieu elle-même ne le fait pas. Ce qu’elle lui dirait, c’est peut-être ceci: « Dans ce monde de ténèbres et de rapines, l’individu lésé qui réclame réparation fait bien, mais celui qui, dans la foi, est capable de rendre le bien pour le mal fait mieux! »
Du reste, si l’on croit le verset 46, c’est précisément par cette gratuité que le comportement chrétien est appelé à se démarquer, en ce monde, de celui des autres hommes! Si les chrétiens restaient dans le strict cadre de ce qui est dû, que feraient-ils d’extraordinaire? « Si vous n’aimez que ceux qui vous aiment, que faites-vous d’extraordinaire? » demande Jésus. « Les païens ne font-ils pas de même? » C’est bien cette gratuité et cette générosité qui feront reconnaître les chrétiens, en ce monde, comme « fils de leur Père qui est dans les cieux » (verset 45).

L’apprentissage de toute une vieIl faut aussi prendre conscience que la béatitude désignée par le précepte est aussi, dans la foi, l’apprentissage de toute une vie. C’est une liberté que, en tant que croyants, nous ne finirons jamais de découvrir ni d’approfondir.
Encore une fois, nous ne sommes plus ici dans le domaine de ce qui est dû, mais dans le domaine du don, de l’apprentissage continu (et toujours perfectible) du don et du détachement.
C’est une éducation de nature spirituelle dont il est question, et qui réclame beaucoup de temps, et qui, de surcroît, n’est jamais tout à fait terminée ici-bas, même pour le croyant qui aurait déjà été capable, en plusieurs occasions concrètes de sa vie, de laisser son manteau à celui qui lui dérobe sa tunique.
Du reste, et en confirmation, cette partie du sermon sur la montagne est conclue, au verset 48, par l’exhortation: « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » L’objectif du précepte, c’est de faire progresser les enfants de Dieu, toujours et davantage, vers la perfection de leur Père, mais une perfection – la chose est entendue – qui est une perfection « eschatologique », qu’aucun d’eux n’atteindra entièrement dans le temps présent, et qui restera toujours perfectible ici-bas.
Le « déjà » et le « pas encore » du Royaume de DieuLe précepte évangélique a pour effet immédiat de placer le croyant dans une forme de tension dynamique, entre ce que Oscar Cullmann a appelé « le déjà » et « le pas encore » du Royaume de Dieu.

Les aptitudes que ce précepte désigne (être parfait comme Dieu) relèvent, nous l’avons dit, du temps qui vient, de l’au-delà que la foi saisit.

Seulement, et c’est là où est toute la difficulté, ce précepte évangélique n’est pas pour autant la Loi du temps à venir, car, dans l’avenir de la foi qu’est le Royaume des cieux (« que ton règne vienne »), il n’y a plus de gifles ou de rapines qui appellent les comportements désignés par ce précepte.

Le précepte évangélique est donc bel et bien une injonction qui concerne le temps présent, dans lequel la foi est appelée à anticiper, de façon « prophétique » pourrait-on dire, la béatitude à venir: « être parfait comme Dieu ».
Une morale interne à la communauté chrétienne?On a dit parfois beaucoup d’inexactitudes au sujet du sermon sur la montagne. Par exemple, ce serait une erreur, me semble-t-il, de dire que l’éthique du Sermon sur la montagne est une éthique ecclésiale, ou interne à la communauté des disciples.

Il se peut que les frères dans la foi se dérobent parfois leurs tuniques, ou s’administrent quelques bruyantes paires de gifles. Mais, dans le texte, la perspective principale est ailleurs: le précepte vise avant tout l’amour des adversaires hostiles à la foi.
Du reste, les indications théologiques sur lesquelles le précepte est appuyé ne se réfèrent pas aux actes du Dieu libérateur, inscrits dans l’alliance rédemptrice, mais bien à ceux du Dieu Créateur, assurant l’ordre du monde pour les bons comme pour les méchants (verset 45).

Le contestataire, le gifleur ou l’adversaire désignés ici sont manifestement des personnes incrédules et hostiles à l’Evangile. Et c’est bien vis-à-vis de telles personnes que les chrétiens sont appelés à adopter les comportements prophétiques désignés par le précepte.
Une loi civile pour le temps présent?Mais le précepte évangélique ne saurait pas davantage être interprété comme la loi civile du monde présent, comme peut l’être, par exemple, celle du talion. Ce n’est pas une loi qui serait adéquate pour régir la vie commune dans une société pécheresse et résolument hostile à Dieu. Matthieu n’est pas Tolstoï, qui proposait d’élever le Sermon sur la montagne en loi civile et politique!
Dans l’histoire de l’Eglise, il y a toujours eu des mouvements pacifistes pour soutenir cette lecture. Mais, à notre avis, on ne peut pas confondre l’éthique personnelle et prophétique du disciple de Jésus-Christ avec une éthique sociale propre à gérer les rapports de force dans une société résolument rebelle à l’ordre de Dieu.
Martin Luther, qui était très lucide sur les dangers d’une telle éthique, a dit avec raison: « Avant de vouloir gouverner le monde chrétiennement, veille à le peupler de chrétiens! » Et Jean-Jacques Rousseau de démontrer que dans une société fondée sur un tel ordre, il suffirait d’un seul qui le refuse pour qu’il y prenne le pouvoir et mette en péril les équilibres les plus fondamentaux.
Les fondements de la loi civile que Dieu fait obligation aux magistrats d’appliquer dans le temps présent ne sont pas définis en Matthieu 5, mais en Romains 13:1-7. Matthieu 5 désigne le degré d’abnégation auquel le Saint-Esprit veut/peut élever un de ses enfants, dans sa relation avec son agresseur, sans que son abnégation contredise ou annule la responsabilité pénale qui peut être celle de l’Etat vis-à-vis de ce même agresseur!
C’est le même Seigneur qui, en Romains 12, m’appelle à tendre la joue droite lorsqu’on me frappe la gauche, et qui, quelques versets plus loin, en Romains 13, appelle le magistrat à sanctionner, en son nom, cette même agression lorsque celle-ci relève du domaine pénal! Il n’y a pas de contradiction entre les deux!
Pour appuyer cette conviction, il est aussi important de relever que Jésus, dans les trois exemples qu’il choisit pour illustrer son propos, ne disculpe pas la violence sociale (en l’occurrence gifler, prendre la tunique ou réquisitionner). Il ne la dépénalise pas, comme s’il disait: « ce n’est pas grave » ou « cela ne mérite pas d’être puni ». Le point de vue que Jésus aborde, ici, c’est uniquement celui de l’individu lésé ou agressé. Et si tant est que celui-ci veuille réagir en disciple, Jésus l’appelle à manifester sa liberté par une qualité de réaction qui portera le bien à triompher du mal.

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Nul ne peut sacrifier les droits des autresUne dernière considération, qui renforce encore la conviction que le Sermon sur la montagne ne saurait être confondu avec une morale civile ou politique, c’est que la générosité désignée par le précepte (donner sa tunique, tendre la joue droite…) ne peut porter que sur des possessions ou des libertés qui sont les biens personnels de l’individu lésé.

En d’autres termes, nul n’est appelé, par cette parole de Jésus, à mettre en péril, ou à « offrir sur un plateau » la vie ou les intérêts des autres. Il n’est pas ordonné aux disciples de Jésus, dans le Sermon sur la montagne, d’hypothéquer les intérêts des autres, et encore moins ceux des groupes qui auraient été confiés à leur garde, dans le cadre d’une responsabilité sociale: dans le cadre du mariage, les droits de leur conjoint; dans le cadre de la famille, les droits de leurs enfants; dans le cadre d’une entreprise, les droits de leurs employés; dans le cadre politique, les droits des citoyens qui leur ont confié la gestion de leurs intérêts; dans le cadre de l’armée ou de la guerre, les droits des hommes qui sont sous leur commandement, etc. Tous ces droits, qui ne leur appartiennent pas, l’Evangile ne les autorise pas à en faire don à des tiers!

La béatitude qu’exprime le précepte évangélique est donc hautement personnelle, tant par la nature des ressources qui l’inspirent et la nourrissent, que par la portée de son application.

En brefLe précepte évangélique (si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi la gauche) doit donc être reçu par tous les disciples de Jésus-Christ, d’hier comme d’aujourd’hui, comme une glorieuse promesse: la révélation du degré de liberté et d’abnégation auquel le Saint-Esprit travaille à les élever, dans le temps présent, dans le domaine de leurs relations avec leurs agresseurs, et pour la part des préjudices qui touche à leurs biens personnels.



* M. Johner est doyen de la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Provence où il enseigne l’éthique.

 

http://li-web.ru/

Un vieillard appuyé sur un baton

http://perso.wanadoo.fr/lasourcedeauvive/un_vieillard_sur_un_baton.htm

Le Seigneur m’a donné une vision très instructive sur la maturité spirituelle.

Je vis un jeune enfant, fragile, frêle et peinant à marcher, instable sur ses jambes. Puis un homme mûr, fort, puissant et à l’allure noble et fière, il respirait la force physique et l’intelligence. Enfin je vis un vieillard, courbé, fatigué et usé, boiteux et s’appuyant sur un bâton.

Le Seigneur me les montra tour à tour, et m’expliqua : « Ce jeune enfant fragile et peinant à marcher, c’est ce que tu étais lorsque Je t’ai pris sous mon aile pour t’apprendre à marcher avec Moi. L’homme puissant et brillant que tu vois, c’est ce que tu rêvais de devenir, ton idéal spirituel et la pensée que tu t’étais forgée d’un chrétien mâture et accompli.

Le vieillard boiteux et usé, c’est ce que Je t’ai fait devenir, car c’est ainsi que tu t’appuies sur une seule chose : le bâton. Tu ne t’appuieras désormais plus que sur Mon Fils Jésus-Christ ».

Les exemples de Moïse et de Jacob me sont revenus à l’esprit. Moïse n’a été rendu capable de délivrer le peuple que lorsqu’il est devenu vieux, fatigué, qu’il avait perdu l’usage de la parole et qu’il eût reçu pour seul outil : le bâton de Dieu.

Jacob, usé, éprouvé, atteint au plus fort de lui-même, devint boiteux et dut s’appuyer sur le bâton, pour marcher. C’est à partir de là qu’il put accomplir l’œuvre de Dieu.

Dieu dit : « Vos pensées ne sont pas Mes pensées, et vos voies ne sont pas Mes voies » ( Esaïe 55.8 )
Je suis profondément convaincu que notre conception naturelle de la maturité spirituelle est loin de la pensée divine. Nous serions plutôt enclins à penser, qu’un chrétien accompli qui plait à Dieu, serait un homme possédant de nombreux dons, une grande connaissance, et la puissance du Saint-Esprit qu’on pourrait presque « palper »…

Peut-être nous semble-t-il aussi, lorsque nous regardons les géants de Dieu, ces hommes qui ont marqué le christianisme à travers les époques, que tout leur fut facile. En lisant certains récits, il peut sembler qu’un beau jour, la puissance du Saint-Esprit s’est déversée d’un coup sur eux, sans raison précise, et qu’ils ont été instantanément rendus saints, zélés, capables de grands miracles, etc…

Je suis profondément convaincu d’une autre chose. Les hommes qui reçoivent la puissance du Saint-Esprit ne la reçoivent pas par hasard, et ne la possèdent pas non plus pour eux-même. Lorsque Dieu S’investit quelque part et accorde Sa puissance, c’est le fruit d’un travail préalable de Sa part. C’est le fruit d’une préparation spirituelle, d’une mise à part d’un ou plusieurs hommes.

De même il est dit, que jamais Dieu n’accordera Sa gloire à un homme.

En examinant les Ecritures, nous constatons plutôt que Dieu rend faibles Ses serviteurs. Il a rendu faible Joseph, Il a rendu faible Daniel, Il a rendu faible Moïse et Jacob, d’autres encore…

Et dans la faiblesse et la souffrance, ces hommes se sont naturellement rapprochés de Dieu, sont entrés à Son école, et ont marché tout un temps à Ses côtés… comme les douze disciples de Jésus, pendant trois ans et demi, marchant et écoutant auprès du Christ, pour apprendre.

Lorsque Pierre fut envoyé ainsi que les autres, ce fut après qu’il ait été réduit à rien, par le fameux soir du reniement. Paul dut passer trois ans à l’écart, suite au chemin de Damas, avant d’entamer le ministère auquel il était appelé.

Systématiquement, Dieu nous affaiblit lorsque nous répondons à Son appel. C’est la seule manière pour nous d’être maintenus dans l’humilité et de ne compter que sur Christ, le bâton de Dieu.

Dans le cas contraire, nous nous enorgueillirions de notre force, de notre puissance et de nos révélations. Nous compterions aussi sur nos forces… Nous mettrions notre confiance dans nos chars et nos chevaux, plutôt que sur Dieu. Et nous deviendrions des tyrans, parce que notre connaissance et notre puissance nous tenteraient de prendre le pouvoir sur des frères plus faibles, et de les plier à notre vision des choses, à notre seule volonté.

Il est donc essentiel pour Dieu de permettre à l’ennemi de nous passer au crible. Jésus-Christ fit cette déclaration à Pierre : « Pierre ! Satan vous a réclamés pour vous passer au crible, mais j’ai prié, afin que votre foi ne défaille point ».

Le Seigneur n’a pas prié pour empêcher l’épreuve. Il a prié pour que notre foi ne défaille pas. C’est un détail qui a toute son importance.

Dieu, dans Sa Souveraineté, utilise à Ses fins les agissements de l’adversaire pour nous maintenir dans l’humilité, et nous amener à ne plus compter que sur une seule chose fiable et solide : le bâton.

Nul n’est plus proche de la chute que celui qui est debout. Nul n’est plus proche de la mort que celui qui vit. Un homme incapable de tenir debout et devant s’appuyer sur le bâton divin ne peut pas être atteint par la chute. De même celui qui est mort en Christ et avec Christ à lui-même, ne peut être atteint par la mort. Il ne peut plus connaître que la résurrection.

Certainement, la maturité spirituelle selon Dieu, c’est de devenir un vieillard fourbu, boiteux, usé et sans forces, mais appuyé sur le bâton : Christ. L’autorité et la puissance résident dans le bâton, non pas dans l’homme.

Amen.
 

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